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20e édition du 1er au 6 juin 2019

Vingt ans déjà ! Le temps file cheveux au vent. Les décors, eux, défilent comme dans un road movie, sous le soleil exactement. Flashback : les souvenirs se bousculent. Que de chemin parcouru en deux décennies pour ce RALLYE DES PRINCESSES ! Les pionnières du Paris-Saint-Raphaël ont trouvé leur descendance. Une lignée 2.0, fidèle et presque parfaite, revendiquant cette petite différence, ce petit défaut qui fait son charme et toute sa particularité. Car ici ce n’est pas l’automobile qui prend le féminin, c’est plutôt bien l’inverse. La route ne se dompte pas, elle s’apprivoise et, qui plus est, par les chemins de traverse. Ces superbes petites routes de France, de Paris à la Côte d’Azur ou de Vendôme à l’Atlantique. Saint-Raphaël, Cannes, Monaco, Biarritz et, bien entendu, Saint-Tropez. Via les Alpes, ou le Massif Central,  en près de 40.000 kilomètres parcourus, sous le soleil ou sous la pluie, nos Princesses n’ont jamais flanché. Mieux, elles se sont toujours montrées humbles et appliquées, volontaires et courageuses, magnifiques et exemplaires. Et puisqu’en régularité, rien ne sert de courir, et qu’il s’agit avant tout d’arriver à point, elles sont encore près de 200, cette fois, à remettre l’ouvrage sur le métier, pour la vingtième fois. Joyeux anniversaire, Princesses ! 

UNE JOURNÉE PAS COMME LES AUTRES

Là, c’est vraiment la plus belle place du monde ! Une fois par an, Vendôme se pare des plus beaux joyaux de l’automobile et s’égaie au charme pétillant des Princesses pour étaler ses plus beaux atouts. Le jour zéro du RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE est particulière. Une journée pas comme les autres. Retrouvailles pour les unes, rituel de passage pour les autres, les vérifications techniques et administratives amorcent la grande aventure. Contrôles de sécurité, stickage des voitures, check de la paperasse, interviews, séances photos. Baignée par un doux soleil, la célèbre colonne rythme de son ombre au sol le timing de la journée qui s’achève. Le parc fermé se remplit des plus belles voitures anciennes. Comme toujours, le soirée annoncé le traditionnel cocktail dans les salons du Pavillon Vendôme. Bienvenue, welcome ! Et  dire que cela fait vingt ans que ça dure…

200 PRINCESSES AU DÉPART !

Il y a vingt ans, elles étaient 18 voitures à prendre le départ du premier Rallye des Princesses, ici sur la Place Vendôme. Mais parce qu’il le vaut bien, deux décennies plus tard ce 20e RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE nous signe un nouveau record. En l’espace de 25 jours seulement, en septembre dernier, les inscriptions se sont mises au rupteur. Avec quelques 99 équipages et non moins de 13 nationalités différents, cette édition anniversaire atteint donc un nouveau sommet. Et puisque le temps qui passe la rend toujours un peu plus charmante, cette petite ride qui se dessine au coin d’un regard souriant contemple un parc automobile rutilant de beauté. Les carrosseries ne sont pas rayées et exhibent fièrement leurs chromes bichonnés. Si la Porsche 911, particulièrement efficace et robuste reste, une valeur sûre, son ancêtre 356 prend, cette fois, le dessus. Car chaque année, un peu plus, la mode va à l’ancienne. Et c’est bien là tout le charme de cette épreuve hors-normes. Honneur à la doyenne, la Traction de 1952 de FANNY ADAM et FRANÇOISE POULAIN… fait l’attraction, au milieu des Austin Healey, des Mercedes 190 SL, et autres MG A. Liste non exhaustive, mais impressionnante de près de 50 modèles différents, pour un défilé haut de gamme sur quatre roues !   

DIMANCHE : C’EST PARTI DIRECTION BEAUVAL !

Comme toujours en ce premier dimanche de juin le cœur de Paris s’éveillera au son du ronronnement des belles anciennes. Place aux Princesses ! Juste le temps de charger les bagages, d’ouvrir le road book et de régler le chrono. Dès 8h30, la Porsche n°1 de la jeune pilote américaine AURORA STRAUS ouvrira le bal. Direction la Haute Vallée de la Chevreuse pour la toute première ZR de ce RALLYE DES PRINCESSES 2019. Attention, chrono, navigation et précision sont déjà de rigueur pour cette mise en jambes qui se prolongera vers la Beauce avant le déjeuner organisé au ECURIES DE RAINVILE, un ancien corps de ferme restauré à quelques encablures d’Orléans. L’après-midi qui s’élance vers les Châteaux de la Loire s’annonce plus sportive. Virages à l’équerre, épingles à cheveux et routes peu marquées : il y en aura pour tous les goûts au cœur des vignobles de Touraine, avant de rallier Saint-Aignan et Beauval pour une étape et un repos déjà largement mérités !

La suite du programme en bref :

Lundi 3 juin : Beauval - Audes - Vichy (325 km)

Mardi 4 juin : Vichy - Saint-Lager - Aix-les-Bains (341 km)

Mercredi 5 juin : Aix-les-Bains - Sisteron - Saint-Tropez (408 km)

Jeudi 6 juin :  Saint-Tropez - Taradeau – Saint-Tropez (214 km)

LA GRANDE ÉVASION DES PRINCESSES

Le ciel est bas au départ de cette deuxième étape du RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE. Petites routes swinguant à perte de vue dans la campagne. Cap sur Vichy, ville d’eau, ville thermale ! Le temps est mitigé. Malgré la petite pluie du matin, le moral est au top. La caravane conserve son entrain, loin du train-train. Ça balance pas mal depuis Paris. Le chrono tourne, les équipages défilent, les pénalités claquent. L’attention monte et la tension aussi. Les épingles, les lacets et les dénivelés s’enchaînent. Garder la moyenne à tout prix ! Pas le temps de découvrir le paysage magique qui se profile. Ça file à toute allure. Le temps du déjeuner au Château de la Crête est l’intermède bienfaisant. Zénitude quand tu nous tiens ! C’est reparti sur les chapeaux de roues, les plus rapides devant ! Les montagnes russes par le toboggan sublime et tournoyant surplombant les gorges de Chouvigny va rendre son verdict. Tic-tac, tic-tac, le temps nous rattrape. Entre-temps le soleil est déjà revenu sans crier gare. Le Parc des Sources déploie l’ombre sous ses marronniers. C’est l’arrivée. Le temps s’arrête enfin. Podium, parc fermé, moteur coupé. Santé, les Princesses ! 

LE STATUS QUO DES CHAMPIONNES

Les plus belles histoires naissent souvent lors d’éditions d’exception. Et puisque l’on n’a pas tous les jours 20 ans, cette édition 2019 du RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE se construit, jour après jour, une histoire sportive passionnante. Un top 3 qui réalise exactement le même nombre de points (23) sur cette 2e étape : c’est du jamais vu ! Ajoutez-y que les cinq premiers équipages au classement général ne sont, ce soir, séparées que de huit petits points et vous aurez compris qu’un millésime se prépare ! A toute Princesse, tout honneur ! Victorieuses de l’étape du jour, MARIE PÉRIN et CATHERINE LABBÉ (VW GOLF n°79) devancent avec 17 points les trois ténors du général (23 pts) qui, fait exceptionnel, se neutralisent sur les 27 prises de temps de la journée ! Au général ce sont donc CAROLE GRATZMULLER et ELISA NOEMIE LAURENT  (Chevrolet Corvette Stingray n°56) qui mènent la danse avec 50 unités, trois points devant l’AC COBRA n°100 d’ADELINE PAQUIERS et HÉLÈNE EUVRARD. Ex aequo à la 3e place MARINA ORLANDI CONTUCCI et VALÉRIE DOT (Lancia Beta Monte Carlo n°90) et le duo PÉRIN-LABBÉ totalisent 55 points. Clôturant le TOP 5 et également 5es du jour on retrouve INÈS et BÉRÉNICE COHEN (Porsche 911 SC n°94) qui, elles non plus, n’ont pas dit leur dernier mot !

FLASHBACK : IL Y A 20 ANS…

Martine Lievens : « Je n’ai plus lâché le volant depuis… »

Il y a 20 ans, presque jour pour jour, le RALLYE DES PRINCESSES entamait son odyssée sur les plus belles routes de France. Avec 18 voitures au départ, cette épreuve hors-normes brisait tous les stéréotypes, laissant le volant aux femmes dans une épreuve entièrement conçue pour elles, et par elles…

MARTINE LIEVENS, passionnée de sport automobile, était au départ de cette toute première édition. La pilote belge, recordwomen avec 16 participations, accompagnée à l’époque de son compagnon JACQUES HEYMANS, est aujourd’hui encore présente dans cette 20e édition du RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE, au volant de sa Ferrari Dino n°72. Elle se souvient parfaitement de cette première aventure : « C’est notre compatriote Alain Lopes, le traceur de l’épreuve, qui nous avait parlé du Rallye des Princesses lors du Liège-Rome-Liège. Nous avons pris le départ au volant de notre Ferrari 250 GT Pininfarina qui avait appartenu au Prince Bernhard des Pays-Bas. Ce fut vraiment surréaliste. Lorsque nous avons débarqué Place Vendôme après, déjà, de multiples soucis techniques, il y avait des caméras partout ! Il faut avouer que la plupart des équipages au départ était composé d’authentiques princesses des cours grandes familles d’Europe. C’est la première fois que j’ai pris le volant d’une voiture en compétition… et je ne l’ai plus lâché depuis ! Au final, nous avons terminé troisièmes et cela restera sans doute à jamais mon meilleur résultat en l’espace de 16 participations…» 

Aujourd’hui : DE L’AUVERGNE AUX ALPES

Etape 3 : Vichy - Saint-Lager - Aix-les-Bains (341 km)

Lacets à volonté et grimpettes à gogo : au cours de cette 3e étape, le RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE attaque la montagne. De l’Auvergne aux Alpes le temps d’une journée, la navigation va faire place au plaisir du pilotage. Mais attention aux moyennes, pas toujours faciles à tenir avec ces belles voitures anciennes qui évolueront souvent à plus de 1.000 mètres d’altitude, notamment avec le franchissement de plusieurs cols, dont le Grand Colombier qui, avec ses 1.501 mètres constituera le point culminant de cette 20e édition. Attention cependant au ‘toboggan’ qui glisse jusqu’au Culoz. La descente s’annonce épique, avec des enchaînements de virages serrés et une vue somptueuse sur la Vallée du Rhône. La caravane ponctue la journée en longeant le Lac du Bourget avant de rallier l’étape d’Aix-les-Bains. 

INTERVIEWS

Carole Gratzmuller (Fra/Chevrolet Corvette Stingray n°56) : «L’association avec Elisa se passe très bien. Nous savons toutes les deux exactement ce que nous avons à faire et il faut croire que ça marche parce que les résultats sont plutôt bons. A nous deux, cela nous fait un total de six victoires et cela se ressent très vite dans nos prises de décisions. Mais la bataille sportive est très serrée en tête de la course. Je dirais que nous sommes une bonne dizaine d’équipages à nous battre pour le podium final. Il faut rester concentré, car cela peut basculer à la moindre petite erreur… »

Marina Orlandi Contucci (Ita/Lancia Beta Monte Carlo n°90) : « Cette Lancia est celle de mon mari qui a disputé le Rallye de Monte Carlo à l’époque en 1974. Pour la rendre un peu plus typée ‘Princesses’, nous l’avons fait décorer dans le style de la maison de couture de ma belle-mère, Mila Shön, qui avait notamment habillée Jacky Kennedy, mais aussi fait les uniformes d’Alitalia, ce qui touche ma co-pilote qui est hôtesse de l’air. Elle nous transmet son énergie positive. On a le style et on aime le sport. On fait un peu les clowns de temps en temps, mais ça marche. C’est la concentration dans la… décontraction. »

Leslie Gullino Destas (Fra/Porsche 356 n°37) : « Navigatrice sur ce RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE, c’est penser à tout… tout le temps. Les métrés, le chrono, les remises à zéro. Parfois on a un peu peur d’avoir le mal de voiture quand cela tourne trop. Mais sinon, cela n’a rien d’une balade, c’est vraiment la compétition et on adore vraiment. On se vide la tête, on pense pas au boulot, on pense pas trop aux enfants, C’est super ! Bien sûr, nous ne sommes pas équipées comme les meilleures, mais on espère bien arriver au bout avec le meilleur classement possible. » 

Rosie Cusack (USA/Covette Stingray n°38): « Pour une Américaine tout n’est pas vraiment évident, notamment les panneaux de signalisation. Mais d’autres choses se sont avérées étonnamment faciles. Nous avons ainsi pu louer assez facilement une voiture à Nice avec une assistance qui nous a déposé la voiture à Paris. Bien sûr, tout cela n’est pas gratuit, mais jusque-là, cela en valait vraiment la peine car l’expérience est vraiment extraordinaire. Et, vous en conviendrez : cela n’a pas de prix ! J’organise de gros événements aux Etats-Unis, donc je suis bien placée pour savoir que ce qui est accompli ici est vraiment hors du commun. »

Cecile Viennot Cappel (Fra/MG B n°89) : «Alors qu’il restaurait cette voiture, mon mari m’a dit que lorsque la voiture serait terminée je devrais absolument m’inscrire au RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE. Je me suis renseignée sur l’événement, j’ai rencontré les organisateurs et j’ai accepté l’offre. Ce qui m’intéressait surtout, c’était l’aspect humain. Partager une belle aventure avec ma co-pilote et les autres équipages. Du point de vue sportif, nous n’avions pas de grandes ambitions, mais je suis étonnée de voir comme on se  prend au jeu. Le stage de préparation nous a également bien aidé à comprendre quelles étaient nos erreurs.

PRÊTES POUR LE SPRINT FINAL !

 Saint-Tropez, nous voilà ! Le raccourcis est un peu abrupte. L’eau turquoise du Lac du Bourget reflète l’horizon des sommets enneigés des Alpes. C’est par-là, Mesdames. Les Princesses s’élancent pour une étape marathon. Plus de 400 bornes à avaler pour cette 4e et avant-dernière étape du RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE. La ligne droite est bannie des road-books et les reliefs avoisinants invitent à l’ascension. Angoisse verticale pour mécaniques anciennes. Les moteurs surchauffent, les embrayages agonisent, les tambours battent de l’aile et les plaquettes font des claquettes. Montagnes et ruses diverses, certaines renoncent, mais la majorité se prend au jeu. Parfois au mètre près, avec le zéro pointé pour objectif ultime. Celles qui vont devant jouent les premières de cordée. Des Alpes en Provence les cols annoncent la couleur. Le vent souffle et annonce des remous au fil de la Durance. Sisteron offre un déjeuner haut-perché tout en charme et loin de la tourmente. La bataille va se poursuivre, acharnée. Les chênes lièges du massif des Maures restent stoïques face au bouchon des belles anciennes. Croisements délicats jusqu’à la Garde Freinet. Le classement général joue au jojo. Chez BERTAUD BELIEU au pied du podium, on débouche le nectar officiel des Princesses. Il ne reste plus qu’à dévaler sur l’objectif final. Do you, do you, do you Saint-Tropez ! Ce soir, après l’effort, c’est le réconfort. On profite. Place des Lices :  délices en terrasse, avant la partie de pétanque. Le temps d’une joute, on oublie tout. Tu tires ou tu pointes ?   

PARQUETOUT A LANCÉ L’OFFENSIVE 

L’arithmétique a ses tics… et ses tocs. Additions et soustractions à l’infini. Vingt-trois opérations et autant de prises de temps plus loin, la quatrième journée rend ses verdicts. Bien parties pour creuser l’écart tout en varappe sur la face Nord du Parquetout, CAROLE GRATZMULLER et ELISA NOÉMIE LAURENT (Chevrolet Corvette Stingray n°56) ont lâché prise en vue de l’arrivée de cette 4e et avant dernière étape. La chute est contrôlée. L’équipée ne dévisse pourtant pas. Au décompte de la journée, leurs dauphines, MARIE PÉRIN et CATHERINE LABBÉ (VW Golf n°79) signent une deuxième victoire d’étape d’affilée et remontent à deux points de leurs adversaires au classement général. Le GRAND PRIX DE SAINT-TROPEZ, ultime étape disputée demain en trois actes, promet d’être particulièrement disputée. Décrochées, respectivement à 11 et 15 points des leaders, ADELINE PAQUIERS et HÉLÈNE EUVRARD (AC COBRA n°100) comme MARINA ORLANDI CONTUCCI et VALÉRIE DOT (Lancia Beta Monte-Carlo n°90) demeurent en embuscade, mais viseront surtout à se disputer une place sur le podium final de ce 20e RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE.

FLASHBACK : IL Y A 20 ANS…

Marie-Claire Levouedec : « Au départ en sens inverse ! »

 Il y a 20 ans, presque jour pour jour, le RALLYE DES PRINCESSES entamait son odyssée sur les plus belles routes de France. Avec 18 voitures au départ, cette épreuve hors-normes brisait tous les stéréotypes, laissant les volant aux femmes dans une épreuve entièrement conçue pour elles, et par elles…

En 2005, Marie-Claire Le Vouedec et sa maman Jacqueline découvrent le RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE. Aujourd’hui, avec 15 participations au compteur, le duo breton compte parmi les équipages les plus fidèles de l’épreuve. Un regard dans le rétroviseur permet de mieux comprendre ce qui lie ce duo inséparable à la plus féminine des épreuves automobiles de l’hexagone.  «Nous avions loué une Alfa Roméo Duetto pour l’occasion », se souvient Marie-Claire, à nouveau inscrite sur cette 20e RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE à bord de leur Mercedes 190 SL n° 30. « Mais nous n’avions, ni l’une, ni l’autre, aucune notion de régularité. Nous ne savions même pas comment il fallait lire une road-book ! Cette-année-là, nous avons terminé avant-dernières, mais nous avons tellement aimé, à la fois l’ambiance et le parcours que nous nous sommes décidées à revenir l’année suivante, non sans avoir appris à mieux maîtriser notre course… » 

DEMAIN : LE GRAND PRIX DE SAINT-TROPEZ 

Jeudi 6 juin :  Saint-Tropez - Taradeau - Saint-Tropez (214 km)

Pour cette 20e édition du RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE, il fallait marquer le coup ! Arrivées à Saint-Tropez ce mercredi soir, les Princesses embarquent pour un bouquet final de rêve. Trois ZR d’enfer dans l’arrière-pays pour un Grand Prix de Saint-Tropez qui s’annonce décisif jusqu’au… déjeuner. Gare à la montée vers le village haut-perché de Mons (ZR 18), l’avant-dernière Zone de Régularité du rallye, qui risque fort d’en devenir le juge de paix. Et quel autre lieu de déjeuner choisir pour cette édition anniversaire et souffler ses vingt bougies, que le Château Saint-Martin de Taradeau, berceau du rallye Paris-St-Raphaël ? Un retour aux sources essentiel avant le retour vers Saint-Tropez et le podium final dressé sur la célèbre Places des Lices avant la soirée de gala, organisée au Domaine Bertaud Belieu, au cœur des meilleures vignes du plateau de Gassin. Que la fête commence !

INTERVIEWS

Linda Morselli (Ita/Porsche 356 n°2) : « Ce RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE est vraiment une expérience extraordinaire. Aujourd’hui, à la veille de l’arrivée, nous sommes un peu fatiguées, donc nous roulons cool. J’adore piloter et ces routes sont magnifiques. Mais le gros du boulot est pour ma copilote. Nous avons mis trois jours pour comprendre tout l’appareillage de navigation. Finalement, nous serions prêtes à prendre le départ aujourd’hui ! Nous allons profiter à fond de cette dernière étape ! Ce rallye est nettement plus sportif que nous l’imaginions et si nous revenons l’année prochaine, il faudra que nous soyons totalement préparées. » 

Trui Vanhaelemeersch (Bel/Alfa Romeo n°33) : « C’est notre quatrième participation, mais nous ne voulions manquer cette 20e édition pour rien au monde ! Une erreur de navigation nous a coûté 800 points dès la première journée. Mais j’ai envie de dire qu’il y a des choses plus graves dans la vie ! Depuis tout allait très bien… jusqu’à ce matin. Notre voiture a chauffé et nous avons remarqué qu’il manquait du liquide de refroidissement. Heureusement un gentil spectateur a volé à notre secours et nous a refait le plein d’eau. Il va falloir surveiller la surchauffe moteur lors de la dernière étape… »

Geneviève Verhelst Grislain (Bel/MG B Roadster n°69) : «Après notre participation en 2016, nous rêvions de revenir. C’est une aventure extraordinaire. Nous nous sommes perdues le premier jour, ce qui nous a mis un handicap d’emblée. Depuis, jour après jour, nous remontons au classement. Ce matin nous étions 13es  et, franchement, nous rêvons de finir dans le top 10 final. C’est la bagarre quotidienne avec l’équipage qui nous devance au classement et qui part devant nous. A chaque arrivée, on fait les comptes et on se fait des petits signes. C’est vraiment très motivant. Il ne reste que quelques ZR, il va donc falloir tenir jusqu’au bout. Cette 3e place du jour est vraiment encourageante…»

Marie Mittou (Fr/Mercedes 190 SL n°15): « Nous sommes fatiguées. La régularité demande beaucoup de concentration. Heureusement nous nous connaissions bien avant le départ du rallye. Notre voiture a été impeccable depuis le départ de Paris. Hier nous pointions en 33e position au général, ce qui n’est vraiment pas mal pour une première participation. Nous avons appris énormément. Là nous savons comment utiliser les instruments de navigation. Nous avions fait le stage avant le départ, mais nous avons vraiment compris que depuis le départ de la course. »

Stephanie Brandys (Fra/Porsche 356 n°18): « Nos pare-chocs sont en bois car nous sommes parrainées par les bateaux Riva, les bateaux les plus élégants, pour un rallye élégant ! Qui plus est : la course finit à Saint-Tropez où l’on retrouve beaucoup de bateaux Riva. C’est notre premier RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE et nous vivons une belle aventure. Sportivement c’est très exigeant. Nous sommes étonnées du niveau sportif. Après les 1er jours, nous avons élevé notre niveau jusqu’à finir en 5e position lors d’une étape… »

MISTRAL GAGNANT POUR LES PRINCESSES

Moteurs, on tourne ! Travelling arrière sur paysage féérique. L’Auvergne dans toute sa splendeur. Décapotable italienne rouge pétante des années soixante. Deux Princesses, casquette vissée sur la tête, cheveux au vent. A l’arrière-plan, les genêts tapissent la colline, tandis que la bande goudron serpente au milieu des herbes hautes que les coquelicots animent. Coupe ! La prise est parfaite et servira de générique à cette 3e étape du RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE 2019. Entre Vichy et Aix-les-Bains, les Princesses n’ont cure de la villégiature. Sous le soleil qui cogne et dans le Mistral qui les porte de part et d’autre de la vallée du Rhône, elles rendent coup pour coup. La régularité à la régulière. De virage en virage, en montée, comme en descente. On épingle les pénalités d’une ZR à l’autre. Et ça continue, encore, encore… C’est que le début, d’accord, d’accord. Au loin, les Alpes déjà dressent leurs sommets enneigés. Elles annoncent encore bien des réjouissances avant le bouquet final !

LES TROIS MOUSQUETAIRES !

Comme dans le conte d’Alexandre Dumas, elles sont quatre. Mais ce quatuor de mousquetaires-là nous promet un 20e RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE tout à fait exceptionnel. Et les monts d’Auvergne n’ont pas eu raison de leur motivation dans la conquête des joyaux de la couronne. Et puisque la régularité implique ordre et discipline, ces dames nous ont fait le plaisir de nous offrir un top 4 identique au classement de l’étape et du général ! Deuxième victoire partielle et première place confirmée pour CAROLE GRATZMULLER et ELISA NOÉMIE LAURENT (Chevrolet Corvette Stingray n°56) qui signent le meilleur score du jour avec 41 points, juste une… seconde devant MARIE PÉRIN et CATHERINE LABBÉ (VW GOLF n°79). Au général, ces-deux-là sont séparés de 6 unités. Troisièmes du jour… comme au général, MARINA ORLANDI CONTUCCI et VALÉRIE DOT (Lancia Beta Monte-Carlo n°90) devancent d’une unité également l’AC Cobra n°100 d’ADELINE PAQUIERS et HÉLÉNA EUVRARD qui comptabilise 100 points tout rond ! Petit détail piquant : sur les quatre voitures de tête aujourd’hui séparées de 9 points au général, trois ont déjà remporté une, voire de nombreuses fois le RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE ! Cherchez l’erreur…

FLASHBACK : 20 ANS DE PASSION

Patricia Bertapelle : « Nous n’avions aucune notion de régularité »

Il y a 20 ans, presque jour pour jour, le RALLYE DES PRINCESSES entamait son odyssée sur les plus belles routes de France. Avec 18 voitures au départ, cette épreuve hors-normes brisait tous les stéréotypes, laissant le volant aux femmes dans un rallye entièrement conçu pour elles, et par elles…

Pilote alsacienne confirmée en rallye du Championnat de France, s’illustrant sur le Trophée Andros, PATRICIA BERTAPELLE qui a remporté le RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE à trois reprises (2002, 2003, 2004) en catégorie ‘mixte’, participe, cette année, pour la 6e fois à l’épreuve. Elle se souvient particulièrement bien de ses débuts, lors de la 2e édition, en 2001. « J’ai découvert ma copilote sur la Place Vendôme. Il s’agissait d’ANNA CLOPET qui officiait comme reporter pour le magazine Gala. Ni l’une, ni l’autre, n’avions la moindre notion de rallye de régularité. Au terme de la première étape, notre VW Coccinelle figurait en avant dernière position. Puis nous avons cherché à comprendre et nous sommes remontées jusqu’à la deuxième place lors de l’ultime étape du rallye qui se terminait à Juan-les-Pains »

DEMAIN : UN MARATHON VERS SAINT-TROPEZ 

Etape 4 : Aix-les-Bains - Sisteron - Saint-Tropez (408 km)

Exceptionnelle en tout point, cette 20e édition du RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE vivra ce mercredi sa plus longue étape de l’épreuve. Plus de 400 kilomètres à avaler pour rallier Saint-Tropez, la veille de la grande arrivée ! Une journée de plus sur le perle de la Côte d’Azur, cela se mérite. C’est pourquoi ce quatrième acte ne se donnera pas sans sueur, ni souffrance. Au programme : pas moins de quatre cols à franchir, à commencer par le Col de Parquetout, culminant à 1.382 mètres et qui propose, sur son versant nord, un pente moyenne impressionnante de plus de 10%. Des Hautes Alpes à la Provence, c’est la célèbre Route Napoléon qui servira de fil rouge aux Princesses qui passeront en revue le Valbonnay,et le Devoluy (sur les traces du Rallye de Monte-Carlo), avec un déjeuner typique à Sisteron. Suivent le Gapençais, avant les premières lavandes du plateau de Valensole et le parc naturel régional du Verdon. Il ne restera ensuite plus qu’à longer le Lac de Sainte-Croix pour attaquer le Massif des Maures et ses chênes lièges, avant de se laisser glisser vers Saint-Tropez.

INTERVIEWS

Séverine Loeb (Fra/Porsche 911 S n°70) : «C’est Denissa, ma copilote qui m’a proposé de prendre part à ce RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE. J’avais entendu parler de ce rallye, mais je ne m’imaginais pas que le volet sportif était aussi relevé. On a mis deux jours pour se mettre dans le bain de la régularité avec un cadenceur récalcitrant. Depuis que nous l’avons débranché, tout va mieux et nous commençons vraiment à évoluer. On se prend vraiment au jeu ! L’objectif est de venir avec plusieurs équipages l’année prochaine, mais il faudra si prendre un peu plus tôt pour l’inscription… » 

Bénédicte Laureys (Bel/Ferrari 250 GTS n°40) : «Il s’agit de notre neuvième participation avec ma mère. La septième avec la Ferrari, mais ce n’est pas toujours évident de la manœuvrer sur ces belles petites routes. Nous profitons toujours autant, même si la voiture a tendance à souffrir de la chaleur. Nous ne sommes pas là pour le classement sportif, mais le but est néanmoins de figurer au mieux au classement général final à Saint-Tropez. » 

Alexandra Van Den Bosch (Bel/Ferrari Dino Spider 246 GTS n°73) : «C’est toujours aussi agréable de se retrouver au départ de ce RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE. L’ambiance est au top et cette 20e édition est particulièrement réussie. Avec Stéphane, nous tentons de nous maintenir dans le Top 20. Ce n’est pas toujours évident. Comme, par exemple, lors de la deuxième ZR de la matinée avant le déjeuner. Il y avait cette épingle serrée. La Ferrari ne passait pas et nous avons dû nous y reprendre à deux fois avant de la franchir. Et comme si cela ne suffisait pas, le moteur a calé. Bref : autant dire qu’une lourde pénalité nous attendait à la sortie ! »

Christelle Garcia (Fr/Porsche 356 C n°49): « C’est ma troisième participation. Je voulais vraiment revenir pour le 20e anniversaire. L’ambiance est extraordinaire. C’est une formidable aventure humaine et le plateau des voitures est magnifique. De plus, à force, nous comprenons de mieux en mieux les règles du jeu et nous devenons de plus en plus compétitives. Je crois que nous sommes actuellement 13s au général et nous aimerions terminer dans le top 10 à Saint-Tropez. Cela demande pas mal de concentration. Il faut préparer le road-book. Nous y consacrons une bonne heure tous les soirs et le travail semble payer. »  

Carolina Fisken (Ita/Porsche Speedster 356 A n°22) : «C’est notre première expérience, mais ce sera certainement pas la dernière. Nous reviendrons mieux préparées car je suis vraiment surprise du niveau général de l’ensemble des équipages. Cette course nous permet de récolter des fonds afin de construire une école au Népal. Pour l’instant nous en sommes à 112.000 €  et nous espérons atteindre 160.000 € pour boucler le projet… Voici notre site web pour le donations : https://www.justgiving.com/paulandnepal »

ET DIEU CRÉA… LES PRINCESSES !

L’arrivée est triomphale. Applaudissements et ultimes rugissements mécaniques. Larmes et champagne coulent à flots sous les platanes de la Place des Lices. Elles étaient près de 200 et on ne voit qu’elles. Toutes autant qu’elles sont ! Princesses émues, heureuses et comblées. Le classement ? Peu importe, pourvu qu’elles aient l’ivresse de l’arrivée ! Il y a plus d’un demi-siècle, à quelques foulées de sable blanc, Roger Vadim créa… la femme. Soixante-trois ans plus tard, Dieu a fini de créer les Princesses ! Elles avaient un rêve. Celui de partager une vieille et belle voiture ancienne pour relier Paris à Saint-Tropez. Ce 20e RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE était fait pour elles ! Le temps d’une semaine, s’offrir une folle échappée du quotidien. L’évasion ultime entre amies ou en famille. Mille sept cents bornes en l’espace de cinq jours et autant d’étapes. Et de Vendôme à la Place des Lices, même le jeu de la régularité, toujours exigeant, en valait certainement la chandelle. Aujourd’hui le GRAND PRIX DE SAINT-TROPEZ renvoyait une dernière fois les 91 équipages rescapés à leurs chères études. Trois ZR à parcourir jusqu’à Taradeau et le Château Saint-Martin, berceau du Paris-Saint-Raphaël, célèbre ancêtre de l’épreuve, avant le retour vers la perle de la Côte d’Azur. Suspense et frissons garantis ! Deux points, soit autant de secondes, séparant les deux premières du classement général avant l’ultime duel dans l’arrière-pays, chacun retenait son souffle…

DANS UN MOUCHOIR DE POCHE…

Gratzmuller/Laurent les Super Princesses

Près de 1.700 kilomètres parcourus depuis Paris et tout tient à un cheveu. Moins que rien. Quitte à avoir du suspense, autant le prolonger jusqu’au bout ! CAROLE GRATZMULLER et ELISA NOÉMIE LAURENT (Chevrolet Corvette Stingray n°56) comme MARIE PÉRIN et CATHERINE LABBÉ (VW Golf n°79) ont attendu la 19e et ultime Zone de Régularité de ce 20e RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE pour se départager. Signant exactement le même score (4 points) dans l’avant dernière joute, les deux équipages, principaux prétendants à cette 20e couronne, s’expliquent sur les ultimes kilomètres. Première sur la route et… à l’arrivée, la VW Golf solde son compte avec 8 points supplémentaires, tandis que la belle Américaine en reste à 4 unités, portant son avance à six points au classement final. De quoi combler de joie son équipage de Super Princesses ! Au final, c’est le chrono qui a joué les gendarmes à Saint-Tropez ! Une cinquième victoire pour CAROLE GRATZMULLER, une troisième pour sa co-pilote. Bravo les filles ! Sur la troisième marche du podium, ADELINE PAQUIERS et HELENA EUVRARD (AC Cobra n°100) ajoutent une deuxième médaille de bronze à un palmarès déjà incroyable en l’espace de trois participations. Merci et chapeau bas également pour MARINA ORLANDI CONTUCCI et VALÉRIE DOT (Lancia Beta Monte Carlo n°90) quatrièmes, qui animèrent la course en tête tout au long de cette incroyable semaine. CARINE MERLE et LAURE MENESSON (Austin Healey 3000 n°31) complètent le top 5 d’une 20e édition de très haute facture.

Séverine Loeb meilleure rookie ! 

Elles se sont inscrites parmi les dernières, au mois de janvier, profitant d’un désistement. SÉVERINE LOEB et DENISSA FONJALLAZ (Porsche 911 S n°70) sont passées par tous les stades d’émotion. De désillusions en bonnes surprises. Pénalisées par des appareillages de mesures défaillants, le duo de néophytes a bien failli se démoraliser au terme du premier jour. Puis vint la révélation. Deux, trois  bons conseils. La base. Le retour aux sources de la régularité, dépourvue d’électronique. Subitement les performances se sont améliorées et le sourire est revenu. Comptant parmi les 40% de nouvelles venues sur cette édition 2019, Séverine et Denissa, qui décrochent finalement la 26e place finale et le titre de ‘meilleures rookies’ de ce 20e RALLYE DES PRINCESSES, n’en resteront pas là. L’an prochain, on s’en doute, elles débarqueront mieux armées et, surtout, plus riches d’une expérience incomparable…  

FLASHBACK : IL Y A 20 ANS… 

Carole Gratzmuller : « La Coupe de Vichy, sous la pluie… »

Il y a 20 ans, presque jour pour jour, le RALLYE DES PRINCESSES entamait son odyssée sur les plus belles routes de France. Avec 18 voitures au départ, cette épreuve hors-normes brisait tous les stéréotypes, laissant les volant aux femmes dans une épreuve entièrement conçue pour elles, et par elles…

C’est en 2001 que Carole Gratzmuller découvre le RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE. La deuxième édition sera celle de la révélation pour la pilote aux 13 participations et plus que jamais détentrice du record de victoires (5). Ajoutez-y trois deuxièmes places et vous aurez compris que Carole est bel et bien la Super Princesse ! «J’ai découvert le Rallye des Princesses à bord de mon Austin Lehnam. Nous n’étions pas du tout préparées et… la voiture non plus. Au fur et à mesure du rallye, l’Austin a commencé à perdre en bouts de droite ou de gauche. Il a même fallu démonter le moteur, avant que les garde-boues se détachent sous les vibrations. Je me souviens avoir reçu la Coupe de Vichy, lors de notre arrivée dans la station thermale car nous avions effectué toute l’étape en décapotable sous des trombes d’eau. A l’arrivée, nous étions déjà heureuses de terminer à la 6e place et de recevoir la Coupe du Fairplay. Mais c’est là que j’ai compris ce qu’il faudrait faire pour gagner.» Et ce fut le cas, dès l’année suivante. Le début d’une longue série… 

INTERVIEWS

Viviane Zaniroli (Fra/Organisatrice) : « Nous ne pouvions pas rêver plus belle semaine pour souffler les 20 bougies de ce RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE. La météo juste parfaite, la course indécise jusqu’au bout et puis deux magnifiques lauréates qui incarnent parfaitement l’évolution de cette épreuve au niveau sportif. C’est un rallye par les femmes, pour les femmes et qui n’a plus rien à envier aux épreuves masculines les plus renommées ! » 

Tom Zaniroli (Fra/Directeur sportif) : « En 20 ans, le RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE a prouvé qu’il avait tout l’avenir devant lui. Le peloton d’une centaine d’équipages est composé à la fois de femmes expérimentées, mais également de jeunes recrues qui évoluent très vite, à l’image d’une pilote comme SÉVERINE LOEB qui a prouvé, en l’espace d’une semaine, qu’il faudrait compter avec elle à l’avenir. » 

Carole Gratzmuller (Fra/Corvette Stingray  n°56 / 1ère ) : «Quelle semaine ! Ce fut vraiment d’une intensité rare. Nous avons été en tête depuis le premier soir, mais la lutte a été acharnée sur chacune des 19 ZR et tout s’est joué dans… les derniers mètres. C’est sans doute la plus belle de mes 5 victoires sur ce RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE, tant la lutte sportive a été intense. Je tiens également à remercier ma co-pilote, Elisa avec qui j’ai immédiatement retrouvé mes marques. Sa 3e victoire n’est certainement pas le fruit du hasard. On nous reverra certainement sur cette magnifique épreuve ! »  

Adeline Paquiers (Fra/Ford Cobra n°100) : « Un peu déçue, bien sûr, de ne pas gagner à nouveau, mais en regardant en arrière je me dis que nous pouvons être fières d’avoir terminé trois fois sur le podium en trois participations. Mais c’était vraiment une bataille intense. Hier nous avons touché à l’avant droit, ce qui a fortement affecté la direction. Notre voiture était devenue difficile à conduire sur les petites routes sinueuses de la région. Bravo à Carole et Elisa, elles ont fait du super boulot et elles méritent cette victoire. » 

Séverine Loeb (Fra/Porsche 911 S n°70 / 1ère rookie) : «Il est clair que nous avions complètement sous-estimé l’aspect sportif de ce rallye. Nous pensions qu’il s’agissait d’une chouette balade entre filles. Mais nous avons très vite dû constater qu’en plus d’une aventure extraordinaire, ce RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE était un redoutable rallye de régularité au plus haut niveau. Ce n’est finalement qu’aujourd’hui, lors de la dernière journée, que nous avons compris qu’il valait mieux débrancher l’appareil qui nous donne la cadence. Il était complètement déréglé et personne n’a été en mesure de nous aider à le remettre en état. Dans ces conditions, c’est même un miracle que nous ayons réussi à terminer à la 26e place comme premières rookies. Il est d’ores et déjà très clair que Denissa et moi reviendrons nettement mieux armées l’année prochaine ! »