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LUNDI 4 JUIN - ETAPE 2 : BEAUVAL - MEAULNE - VICHY (309 KM)

 

En quittant ce matin les Jardins de Beauval, les équipages de ce 19e RALLYE DES PRINCESSES RICHARD MILLE ne s’imaginaient sans doute pas ce qui les attendait tout au long de cette deuxième étape placée sous le signe de la navigation. Après une halte bucolique au Château de Peufeilhoux à Meaulne, l’après-midi disputée sur les contreforts des Monts d’Auvergne offrait aux quelques 90 équipages toujours en course un terrain fertile en pilotage. A l’arrivée au célèbre Parc des Sources, au cœur de Vichy, après un peu plus de 300 kilomètres, les premiers verdicts sportifs confirmaient l’impression générale. Auteur de 3 victoires partielles sur 4 aujourd’hui, l’AC Cobra n’°38 d’Adeline Paquiers et Héléna Euvrard poursuit sa marche victorieuse. Comme au classement de cette 2e étape, elle devance la MINI Cooper Innocenti n°63 de Marie-Christine Périn et Edith Ragot et l’Austine Healey n°10 de Carine Merle et Laure Menesson.

Une nuit miraculeuse. Pour Hélène Jourdan et Valérie Fontaine, victimes d’un coup de pompe... à essence, dimanche soir sur leur Porsche 914/6, la nuit fut franchement miraculeuse. Informés par l’équipage en fin d’après-midi, l’équipe d’assistance basée à Avignon entra immédiatement en action. Arrivés vers... 2 heures du matin à Beauval, ces sauveurs de ces dames passèrent le reste de la nuit à procéder aux réparations, offrant à leurs chères et tendres Princesses l’occasion de repartir à leur heure idéale, soit 9h25...

La MG A passe son tour. Toute heureuse d’avoir pu dégoter au pied levé une copilote remplaçante à deux jours du départ en la personne d’Elisa Noémie Laurent, double lauréate de l’épreuve (2013, 2014), Marie-Christine Moulin n’était pas au bout de ses peines. Sur la première étape menant à Beauval, sa belle MG A a connu une succession de soucis mécaniques et, notamment, une fuite de liquide de refroidissement arrosant allègrement le bloc moteur et grillant, au passage, l’alimentation d’une bougie. Impossible de réparer sur place. La belle Anglaise a donc passé son tour ce lundi, attendant de pouvoir être réparée afin de reprendre le cours de la course, ce mardi en direction de Toulouse.

Le point d’orgue du Château de Peufeilhoux. Claude Thévenin, maître des lieux au Château de Peufeilhoux, édifice du XVe siècle entièrement rénové, offrant un écrin enchanteur aux Princesses, ce midi dans la région de Meaulne est un homme qui de la suite dans les idées. Passionné et ancien professeur de musique il a très récemment fait installer un orgue le long d’un des murs de la propriété. Proche de d’un orgue de Barbarie l’engin est plutôt imposant avec ses quatre claviers. Eclairé par des LED il change de couleur la nuit tombée et offre une ambiance féérique dont les Princesses ont pu apprécier les premières notes...

La Type-E prend son après-midi. En proie à des soucis, la Jaguar Type E n°70 de Yolance Wybrecht et Régine Cuntzmann a préféré faire l’impasse sur les deux ZR de l’après-midi afin de rejoindre Vichy et le Parc des Sources en direct...

Le coup de la panne. Parmi les mésaventures du jour, on notera cet après-midi la panne de la MG B n°74 de Brigitte Pieronkiewicz et Céline Bossard, arrêtées sur la ZR 7, la première zone de régularité après le déjeuner... Rentré à Vichy, l’équipage a trouvé un réparateur et tente l’impossible pour repartir demain.

Une Healey sur le plateau. Victime des problèmes mécaniques, l’Austin Healey n°11 de Dominique Asperti-Boursin et Bérengère May a rejoint Vichy sur plateau remorqué par le véhicule d’assistance de l’organisation. L’équipage espère, bien évidemment, pouvoir réparer avec l’aide des mécanos de l’épreuve afin de repartir demain en direction de T oulouse.

Un détour par le fossé. Julie De Los Rios et Marie Menu (Porsche 356 n°4) ont fait un léger détour par le fossé bordant les petites routes empruntées lors de cette 2e étape. Un piège souvent caché dans les hautes herbes sur le bas-côté. Heureusement : plus de peur que de mal pour l’équipage qui, une fois secouru, a pu reprendre la route.

La Cobra danse sous la pluie ! Pour Adeline Paquiers et Héléna Euvrard (AC Cobra n°38), la belle aventure se poursuit. Leader au soir de la première étape, l’équipage a encore conforté sa domination lors de cette deuxième étape en remportant pas moins de 3 des 4 ZR disputées entre Beauval et Vichy. Cerise sur le gâteau, nos championnes de Princesses se sont offert un zéro parfait lors de l’ultime ZR de la journée sur des routes pourtant humides à la suite de quelques chutes de pluies !

PAROLES DE PRINCESSES

Corina Cocozza (Bel/VW Coccinelle Cabrio n°68) : « Tant pour Ariane que pour moi il s’agit du premier Rallye des Princesses Richard Mille. La régularité nous était inconnue. Franchement : c’est une régale ! L’organisation, l’ambiance, la difficulté et la beauté du parcours sont autant d’atouts majeurs, même si nous aimerions replacer notre Coccinelle dans les vitesses les plus lentes car avec ses 50 CV elle n’avance plus dès la route s’élève... »

Caroline de Villaucourt (Fra/Austin Healey 300 MKII n°9) : « On a fait une super journée en terminant même comme les leader par un zéro ! Mais Inès et moi ne nous expliquons pas comment nous avons pu prendre 16 points sur la ZR 7, juste avant. Là nous sommes toujours 4es ce qui reste un bon classement. Mais il va falloir se battre jusqu’au bout pour arriver à se hisser sur le podium final, jeudi à Biarritz. »

Laurence Chevalier (Fra/Jaguar Type E Cabrio n°69) : « La première partie de la journée s’est déroulée parfaitement. Très sympathique et le V12 de Jaguar nous a beaucoup aidé en

respectant, bien sûr, les limites de vitesses imposées par l’organisation. En revanche nous nous sommes un peu trompées dans la 2e ZR du jour ce qui nous a mis en retard. Les routes sont belles et nous prenons beaucoup de plaisir. Notre Jaguar nous lui donnons beaucoup d’amour et elle nous le rend bien. Tout se passe à merveille ! »

Cécile Mader (Fra/ Mogan Plus 8 n°58): «C’est notre première expérience et, franchement, on s’éclate. Depuis Paris, il a fallu s’accorder sur le langage à tenir en ZR pour être le plus précis possible. On est là pour se faire plaisir, on ne vise pas du tout un résultat sportif. On découvre une organisation parfaitement ficelée, les routes choisies sont magiques et les paysages extraordinaires. De plus il existe une belle ambiance entre les filles. Au début on avait peur de la difficulté de régularité. Mais une fois qu’on a compris le principe, c’est finalement plutôt facile à assimiler... »