Nissan Figaro, so fashion !

Au début des années 90, Nissan est sorti de sa zone de confort avec la Figaro, un adorable cabriolet au look franchement rétro au traitement intérieur digne des plus belles voitures de luxe. Un modèle qui a fait mouche auprès d'une clientèle branchée.

Qu’ont eu Amy Winehouse, Eric Clapton ou le footballeur Thomas Vermaelen en commun? La même voiture, une Nissan Figaro. Vendue au départ uniquement au Japon, ce petit cabriolet était vraiment craquant avec sa bouille de gros jouet tout droit échappé des aventures de « Oui-Oui ». Dès sa présentation au salon de Tokyo en 1989, la petite japonaise déchaîne les passions en offrant un cocktail composé d'un design néo-rétro inspiré par l'automobile des années 50, d'un toit découvrable et d'un intérieur luxueux tendu de cuir dont le traitement haut de gamme est repris et copié aujourd'hui par des voitures de niche telles que la Mini, la Citroën DS3 ou l'Opel Adam. Revenons à l'époque, la japonaise séduit une clientèle qui désire des modèles exclusifs mais néanmoins abordables. Basée sur une plateforme de Micra, la Figgie accueille sous son capot un moteur 1000 turbocompressé accouplé à une antique boite automatique à trois rapports. Avec une puissance de 76 ch, ce moulin limite la Figaro a un usage essentiellement urbain et surtout décontracté, à l'instar des Nissan Be-1 et S-Cargo, d’autres modèles à l’apparence loufoque lancés par le constructeur. Commercialisée en 1991, elle est un grand succès commercial. De 8000 exemplaires prévus initialement, la production grimpe finalement à 20 000 unités. La ferveur du public est telle qu'une loterie doit être organisée pour attribuer les bons de commande aux acheteurs !

Première mondiale

Très conceptuelle, la Figaro est déclinée en quatre teintes seulement qui sont censées représenter chaque saison : Topaz Mist (automne), Emerald Green (printemps), Pale Aqua (été) and Lapis Grey (hiver). La première est la plus rare avec seulement 2000 exemplaires produits. Son nom à consonance française et son inspiration européenne font de la petite Nissan un must have à l'époque. Pour l'anecdote, elle accueille un équipement de série à la pointe du progrès, inédit et jamais vu auparavant sur une voiture de série : une radio-cd ! Elle dispose également de l’air conditionné, ainsi que des vitres électriques. Mesurant seulement 3,74 m de long et 1,63 m de large, la Figaro est parfaitement à son aise en ville. Son habitacle couleur crème, son instrumentation raffinée à fond blanc et son magnifique volant « vintage » en font un objet élégant avec lequel il est bon de se montrer dans les rues de Tokyo, à l’instar d’un beau sac à main par exemple. En plus, elle est relativement pratique car elle dispose de deux petites places arrière et d’un coffre, certes symbolique, mais suffisant pour aller faire des courses.

Très recherchée

Aujourd'hui, la Figaro est un collector à la cote soutenue qui s'échange entre 5000 € pour une voiture à restaurer, et 20.000 € pour les plus beaux exemplaires. Malheureusement, à l'instar de beaucoup de voitures japonaises, la corrosion est son ennemi numéro un. Il n'est pas rare de trouver des exemplaires aussi pourris que des véhicules bien plus anciens et qui nécessitent donc un énorme travail de restauration. L'homologation d'une Figaro ne pose plus de problème en Belgique car elle a 30 ans depuis l’année dernière et que son immatriculation en plaque O ne nécessite pas de certificat de conformité. Les pièces détachées se trouvent facilement sur internet, souvent en provenance du Royaume-Uni qui est une grande plaque tournante de ce modèle. Attention toutefois aux coûts qui peuvent rapidement s’envoler, ce qui explique la cote soutenue des exemplaires en bon état. Enfin, sachez que la petite Nissan n’a été produite qu’en conduite à droite, mais certaines rares voitures ont été converties avec le volant à gauche.

 

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