Il y a 50 ans exactement, Bertone expose sur son stand du Salon de Genève sur l'une de ses plus belles créations, fruit du génie de Marcello Gandini : la Lamborghini LP 500. Un concept-car qui donnera naissance à une voiture de sport mythique.

Dans les palais feutrés du Salon de Genève 1971, l’excitation est à son comble. Les stands de nombreux constructeurs regorgent de nouveautés. Chez Lamborghini, c’est l’effervescence autour de la Miura SV, une évolution du modèle lancé 5 auparavant. Cependant, le constructeur italien a également un concept-car à présenter. Pour ne pas éclipser la vedette du stand, celui-ci se trouve sur le podium de son carrossier, Bertone. La LP 500 (pour « Longitudinale Posteriore ») a été conçue par l’ingénieur Paolo Stanzani, nommé responsable mécanique de ce projet en 1968. La ligne incroyable de la voiture est quant à elle due à Marcello Gandini à qui il a été demandé de réaliser le design le plus incroyable possible afin de marquer les esprits. Force est de constater qu’il s’en est donné à cœur joie en dessinant les fameuses portes en élytres et une carrosserie tout en angles, à la fois sublime et décadente dans sa teinte jaune on ne peut plus voyante !

Succès inattendu

L’objectif de départ est de loin dépassé et les retours de la presse et des clients sont dithyrambiques :le public de ce Salon n’a d’yeux que pour cette merveille au look totalement novateur. Ce qui n’est au départ qu’une étude de style va devenir un modèle de production. Cependant, trois ans de travaux sont nécessaires pour commercialiser cette voiture qui troque son V12 de 5 litres contre un bloc de 4 litres plus fiable et moins coûteux à produire. Son nom est choisi à l’issue d’une rencontre fortuite entre le prototype et un paysan local qui s’écrie en patois piémontais« countach », un mot signifiant « fabuleux »!

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Une longévité exceptionnelle

En 1974, la Lamborghini Countach LP 400 est enfin lancée. Extrême au niveau de son look, la voiture l’est tout autant à conduire. Inaccessible aux plus d’1,75 m tant elle est basse, elle est dure, violente et son habitacle se transforme très rapidement en sauna parce que ses vitres s’entrouvrent à peine. Pourtant, la voiture est tellement spéciale qu’elle se vend plutôt bien. En 5 évolutions et 16 ans de carrière, il s’en écoule tout de même 2.000 exemplaires, preuve que pour Lamborghini, l’audace paie !

 

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