Austin-Healey 3000, la coqueluche des sixties

Issue de l’association d’une petite marque crée par un ancien pilote et Austin, la marque Austin-Healey a marqué l’histoire des roadsters britanniques avec des modèles extrêmement séduisants.

A la fin des années 50, les Austin Healey ont le vent en poupe, surtout sur le marché américain où elles se vendent comme des petits pains. Lancée en 1956, le roadster 100/6 rencontre un franc succès mais les performances de son moteur 6 cylindres de 2,6 litres deviennent un peu « justes » par rapport à la concurrence. C’est pour cela qu’est développée la 3000 qui est lancée en 1959. Extérieurement, elle demeure identique: la différence se fait sous le capot puisque le 2,6 litres fait place à un nouveau bloc de presque 3 litres à double carburateur. Pour la première fois, la Healey se dote de freins à disques à l’avant au lieu des tambours. Disponible en version 2 places et 2+2, elle est produite jusqu’en 1961. Tout naturellement, la remplaçante de première « Big Healey » est baptisée MKII. Les premiers exemplaires ne se différencient que par leurs 3 carburateurs et leur calandre dont les lames sont devenues verticales. Toujours disponible dans les 2 carrosseries, la 3000 MKII est particulièrement rare dans sa version 2 places qui n’est produite qu’à 355 exemplaires. En 1962, Austin Healey sort une nouvelle version de ce modèle appelée BJ7 qui se distingue par sa véritable capote rétractable et son retour à deux carburateurs. De roadster, elle devient cabriolet avec l’apparition de vitres latérales descendantes. Offrant une meilleure protection contre les intempéries, elle est plus facile à vivre.

Le chant du cygne

En 1963, la 3000 MKIII est lancée mais elle accuse le poids des années. Pour séduire son public, l’anglaise joue la carte du luxe avec une planche de bord recouverte de bois précieux, de nombreuses touches de chrome et des sièges confortables, à l’avant comme à l’arrière. Plus Grand Tourisme que les autres Healey, la MKIII est dotée d’une assistance de freinage et son moteur développe désormais 148 ch. Disponible uniquement en version 2+2, elle fait carrière jusqu’à sa retraite bien méritée en 1967. Produite à 41.925 exemplaires, l’Austin-Healey a connu également de nombreux succès en rallye dans des épreuves aussi exigeantes que le Liège-Rome-Liège (1960 et 1964), le Rallye des Tulipes (1964) ou la Coupe des Alpes (1961 et 1962).

Classique de la collection

Avec sa ligne à couper le souffle et sa sonorité à nul autre pareil, l’Austin Healey est un des roadsters les plus prisés par les collectionneurs qui apprécient sur sa grande robustesse. La bonne nouvelle, c’est que toutes les pièces sont refabriquées depuis de nombreuses années, ce qui en facilite grandement la restauration. Attention toutefois aux nombreux exemplaires américains qui ont souvent été restaurés à la va vite et dont l’état peut être trompeur. En ce qui concerne la carrosserie, les éléments en acier et en aluminium ne font pas bon ménage et il convient d’examiner la voiture avant de passer à l’achat. Très populaire, la 3000 a une cote soutenue : de 60.000 € pour un des premiers exemplaires en bon état, on peut monter à 80.000 € pour une belle MKIII.

 

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