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Le circuit Automobile de Monaco restera à jamais un lieu magique, théâtre d’affrontements spectaculaires entre pilotes extrêmement  talentueux, il restera l’un des ‘Big Five’ que chaque pilote rêve un jour d’accrocher à son palmarès, qu’il soit pilote professionnel ou amateur éclairé des courses historiques. Une quinzaine de jours avant l’événement planétaire qu’est le Grand Prix de F1 de Monaco, le circuit est mis à disposition, une année sur deux, pour l’organisation de Courses Historiques et autres commémorations ; tel que les 70 ans de Porsche (sponsorisé par Chopard) avec les pilotes Jacky Ickx, Vanina Ickx, ou Vic Elford, les 70 ans du seul Grand Prix Moto de Monaco en 1948, ou encore des démonstrations de F1 aux mains de Pilotes de renom comme Mika Hakkinen, Thierry Boutsen, Riccardo Patrese, Eddie Irvine, John Watson Josh Hill, Karun Chandhok ou Marc Blundell. L’ambiance y est fort appréciable à la vue des yachts les plus fous… c’était les 11, 12 et 13 Mai derniers.

 

Série A

Une série réservée aux voitures de Grand Prix d’avant guerre (1926 à 1939) et dominée depuis des années par la marque britannique ERA. Aux essais qualificatifs du samedi, Michaël Gans et son ERA R1B se qualifie devant Paddins Dowling (ERA R5B de 1936) et Nicholas Topliss sur ERA R4A de 1935.

Dimanche, lors de la course, les deux premiers pilotes inverseront leur place devant Anthony Sinopoli sur Maserati 6CM/4CM (n°32) ; l’impressionnante Talbot Lago T150 C de Till  Bechtolsheimer ou les Bugatti type 35 n’ont pu réitérer leurs exploits d’antan…

Série B

Cette série  rassemble d’anciennes Formule 1 et F2 d’avant 1961, Lotus ou Scarab en sont les principales animatrices du moins en qualification ; car c’est la Tec Mec Maserati de Tony Wood (n°48) qui prend la 1ére place à la fin des 9 tours de course devant Nick Padmore (n°30) sur lotus 16 et Joaquin Folch Rusinol encore sur lotus 16 (n°34). La Scarab F1 (n°50) termine 4è après avoir subi une pénalité semble-t-il pour départ volé…A noter la présence belge dans cette série avec Paul Grant (Garage Vanderveken) qui termine 10è sur sa Cooper-Bristol T23 MkII et Christian Dumolin sur Maserati 250 F terminant à la 18è place.

Série C

Une série bien connue des spectateurs du Goodwood Revival puisqu’elle regroupe les Voitures de Sport à moteur avant (1952-1957). Les britanniques dominent cette catégorie, tant au niveau des pilotes que des moteurs ; trois moteurs Jaguar occupent les trois premières places au terme des qualifications avec les Cooper-Jaguar T33 MKI de Chris Wood (n°8), Cooper-Jaguar T38 MkII de Frederic Wakemen (n°14) ou la HWM Jaguar de Martin Hunt (n°30). La course du dimanche fût beaucoup plus chaotique, fini la piste sèche et le soleil torride de la veille, et malgré le déluge et les quelques ‘safety cars’, Chris Wood sur sa Cooper-Jaguar n°8 ne fût jamais inquiété survolant la course du début à la fin. Les 2è et 3è places étaient par contre occupées par les Lister Maserati de Ben Short (n°44) et Lister Bristol de Tony Wood (n°42). D’autres marques mythiques comme Maserati, Ferrari ou Aston Martin étaient également présentes mais moins en verve…

Série D

Retour à la reine des circuits avec les Voitures de Grand Prix de 1961 à 1965, des monoplaces au design fuselé assez proche les unes des autres, les ailerons, dérives ou autres spoilers n’ayant pas encore court sur les pistes ; Colin Chapman y remédiera quelques années plus tard.

En qualification ou après la course, le podium ne changera pas ; Andy Middlehurst pilote du Classic Team Lotus sur Lotus 25 climax de 1962 (n°9) se classe devant les américains Joseph Colasacco sur la Ferrari 1512(n°5) de Lauwrence Auriana et James King sur Brabham BT7 climax n°4.

Série E

Les Voitures de Grand Prix F1 de1966 à 1972 s’affrontent sur le circuit monégasque juste avant le déluge dominical. McLaren, March, Surtees, BRM ou Ferrari bien sûr en sont les principaux représentants ; mais l’unique De Tomaso sera pilotée par Paul Grant qui termine à une belle 15è place.

Après 12 tours de piste, le podium sera le suivant, Bjorn Wirdheim sur March 711 (n°21), devant  Stuart Hall sur la McLaren M19A (n°15) du Rofgo Racing et Michael Lyons sur Surtees TS9 (n°1)

 

Série F

Les Monoplaces de Grand Prix de 1973 à 1976, voila le plateau présenté dans la série F. Au terme d’une course de 18 tours très perturbée par la pluie, la McLaren M26 de Michael Lyons (n°7) et la M23 pilotée par Stuart Hall (n°8) pour le Rofgo Racing de Roald Goethe et la Ferrari 312 B2 conduite de main de maître par Marco Werner (n°11), frôlant à plusieurs reprises les rails de sécurité au Casino…Monaco sous la pluies reste magique mais assez dangereux. !

 

Série G

Dernière course du week-end, c’est le plateau le plus étoffé, 31 monoplaces qualifiées sur 34 présentes. Les voitures de Grand Prix de 1977 à 1980 sont mises à l’honneur cette année, avec les voitures à effet de sol, notamment sur les Lotus 78 de Colin Chapman. Le nombre de candidats à la pôle position est si élevé qu’il a fallut diviser la séance en deux manches qualificatives, les meilleurs temps étant attribués à l’ATS D4 de Martin O’Connell (n°8) devant Jordan Grogor sur Arrows A3 (n°30) et Michael Lyons sur Hesketh 308 E (n°24) le podium seraidentique à l’issu de la course. La pluie ne quittera plus la Principauté de Monaco jusqu’au dimanche soir…

© Bruno Dugauquier

 

 

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