Nissan 240Z : l'excellent compromis

Pour se tailler la part du lion sur le marché des voitures sportives, Nissan n'y est pas allé par quatre chemins avec la 240Z avec laquelle il a cassé les prix, sans faire de compromis sur la qualité.

À la fin des années 60, le marché automobile nord-américain est particulièrement friand de voitures dites “exotiques”, principalement européennes. Ce sont surtout les marques anglaises qui tiennent à l'époque le haut du pavé du segment des voitures de sport. Les dirigeants de Datsun, la branche américaine de Nissan, voient alors un créneau dans lequel s’engouffrer avec un coupé racé et abordable. C’est dans cette optique qu’est présentée la 240Z en 1969. Avec son long capot, ses phares enfoncés loin dans les ailes avant et son arrière court muni d’un hayon, la japonaise ne manque pas du tout d’allure. Sous son capot, on retrouve un moteur 6 cylindres de 2,4 litres développant 130 ch, assez pour s’amuser sur routes américaines ! Cependant, l’argument qui enfonce le clou définitivement est le prix de cette voiture qui est fixé à seulement 3.500 $, ce qui est beaucoup moins cher que la concurrence, qu’elle soit américaine ou européenne. C’est un carton et l’usine qui la produit quadruple presque la cadence prévue initialement ! Pourvue de suspensions arrières indépendantes, la 240Z a une comportent qui inspire la confiance même si ses performances sont loin d’être exceptionnelles. Très vite, des amateurs se penchent sur son sort et participent à des compétitions sur circuit à son bord. En Europe, elle est également un succès commercial en raison de son rapport prix/prestations intéressant. En 1973, elle est déjà remplacée par la 260Z qui en fait une évolution logique, plus performante et plus logeable avec deux petites places supplémentaires. Point de départ de la lignée des Nissan Z qui existe toujours aujourd’hui, la 240Z a été produite à 116.712 exemplaires.

Pas si courante

Malgré une production en grand nombre, la Nissan 240Z n’est facile à trouver sur le marché de la collection en Europe. Mieux vaut se tourner vers les Etats-Unis où elle s’est vendue comme des petits pains. Le gros problème de cette voiture est la corrosion endémique qui n'épargne aucune zone de sa belle carrosserie. Les pièces détachées se trouvent mais surtout de l’autre côté de l’Atlantique, ce qui ne facilite pas les restaurations. Souvent, les intérieurs ont mal vieilli avec les UV et la faible qualité des plastiques de bord (n’oublions pas le prix démocratique de la voiture à l’époque) n’arrange pas les choses. La bonne nouvelle, c’est que le 6 cylindres est très fiable et que les gros kilométrages ne lui font pas peur. Considérée comme un modèle culte par les amateurs de voitures asiatiques, la 240Z fait souvent l’objet de modifications visant à la rendre plus performantes avec des mécaniques ultérieures : il faut donc bien examiner la voiture que vous convoitez pour être certain de son authenticité. De plus en plus recherchée, la Nissan a vu sa cote grimper ces dernières années : n’espérez pas en trouve une belle pour moins de 20.000 €.

 

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