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ETAPE 1- CAVALAIRE-SUR-MER - BRIANÇON 367 KM

AVANT LA BATAILLE DES ALPES

Partis sous un beau soleil levant et par mer d’huile au petit matin de la Promenade de la mer de Cavalaire-sur-Mer, les quelques 80 équipages de ce 3e Trophée des Alpes ont rallié Briançon en fin d’après-midi au terme d’une première étape déjà copieuse. Avant de rallier la plus haute ville de France, nichée à 1.326 mètres d’altitude et fortifiée par Vauban, il aura fallu franchir une bonne douzaine de cols et satisfaire déjà à pas moins de six ZR (Zones de Régularités). De l’arrière-pays varois, aux portes des Hautes Alpes, en passant par les Alpes-de-Haute-Provence, les décors ont défilé à toute allure au cœur de paysages à couper le souffle, comme le défilé des Gorges ocres et abruptes du Daluis ou le passage du col de la Cayolle dans le Parc National du Mercantour. Sportivement parlant, les ténors se sont tenus de près à la veille de la grande explication sur les pentes des plus légendaires des cols alpestres…

Dès 8h30 ce matin 10 septembre, les 85 équipages de ce 3ème Trophée des Alpes prenaient le départ depuis le bord de mer à Cavalaire-sur-Mer pour rejoindre Entrevaux, puis Birançon en fin d'après midi, après avoir parcouru 368 km et 7 zones de régularité.
L’ALPINE MANQUE DE JUS. Pour Philippe et Nicole Riou, ce 3e Trophée des Alpes n’aura finalement pas pu démarrer. En panne d’alternateur depuis les vérifications techniques de dimanche, leur Renault Alpine A310 n’a pu être réparée à temps avant le départ de ce matin à Cavalaire-Sur-Mer.

LES FILLES PÈTENT UN CÂBLE. Pas de chance pour nos Princesses Françoise Mahul et Stéphane Heymans, tombée en panne de câble d’embrayage au sortir de la ZR1. Le charmant duo dut patienter quelques heures avant de trouver la précieuse pièce de rechange, contrainte de renoncer aux 5 autres ZR du jour pour rejoindre Briançon en début de soirée…

LA Z1 ENTAILLÉE. Jean-Pierre Roce et Max Chazot y réfléchiront à deux fois lorsqu’il s’agira d’enlever la roue de secours pour se ménager plus de place dans le coffre arrière de leur BMW Z1. Victime d’une entaille irréparable dans le pneu, l’équipage dut se faire livrer une roue depuis Cannes et devraient rejoindre Briançon tard dans la nuit…

ENTREVAUX CITÉ IMPRENABLE. Perchée sur son éperon rocheux, la cité fortifiée, imprenable pour tout envahisseur, contemple les sources du Var. Il régnait une quiétude particulière ce midi à l’heure du déjeuner dans ce havre de paix choisi avec goût. De quoi reprendre des forces après une matinée déjà corsée.
HÉLAS… ALLOS ! Si certains ténors restaient quelque peu sur leur faim au terme de cette première étape, pas suffisamment sélective à leur goût, les organisateurs en étaient, bien entendu les premiers désolés. Contraints d’annuler, courant juillet, le passage par le col d’Allos (en travaux pour tout le mois de septembre) et, par conséquence, celui par le col des Champs, il fallut contourner les deux faits d’armes de l’après-midi par les cols de la Cayolle, de Vars et celui de l’Izoard, certes magnifiques du point du vue des paysages, mais nettement moins techniques du point de vue du pilotage.

GEORGE-PÉRIN LEADERS. Au terme de cette première journée de course particulièrement indécise au niveau de résultats et particulièrement animée par des changements successifs de leaders, ce sont les Français Jean-Luc Georges et Michel Périn (Ford Escort n°73 / 37 pts)) qui occupent la tête du classement général devant la Renault R5 Alpine (n°10 / 51 pts) de Jean-Pierre Verneuil et Antonio Caldeira. Les Princesses Valérie Bossart et Sabine Guillien (Porsche 911 n°14/52 pts) complètent le podium du jour d’un classement particulièrement serré, où chaque place dans le top 10 se joue sur une poignée de points…

 DEMAIN : LES GÉANTS DES ALPES. C’est une étape d’anthologie qui attend les concurrents de ce Trophée des Alpes pour la 2e étape entre Briançon et Megève. Avec, en matinée, avant le déjeuner à Aigueblanche, une mise en bouche digne des grandes étapes du Tour de France avec les franchissements des cols du Galibier, du Télégraphe, du Mollard, du Glandon et de la Madeleine. Ensuite : direction le col du Tra, Bourg st-Maurice et Bonneval, avant le Cormet de Roselend, le passage aux Saisies, du Mont Dessous, du Col d’Alpettaz pour l’arrivée sur Megève.
A l'issue de cette 1ère étape les résultats sont extrêment serrés :
1er - N°73 - GEORGE Jean-Luc/PERIN Michel Ford Escort - 37 points
2è - N°10 - VERNEUIL Jean-Pierre/CALDEIRA Antonio Renault R5 Alpine  - 51 points
3è - N°14 -   BOSSART Valérie/GUILLIEN Sabine Porsche 911 SC - 52 points
ex-aequo avec le vainqueur de l'édition 2017 :
N°1 -  DEFLANDRE Yves/LAMBERT Joseph Porsche 911 - 52 POINTS
ETAPE 2- BRIANÇON - MEGÈVE 367 KM
LES ALPES EN TOUTE SPLENDEUR

Grand bleu sur le sommet du Galibier, à 2.643 mètres d’altitude, ce 3e Trophée des Alpes contemple le paysage de grand matin. Le ‘Géant des Alpes’, n’a rien laissé au hasard : un décor de rêve doublé d’une vue imprenable sur le massif des Ecrins. Mais pas question de s’arrêter-là. Cette deuxième étape de l’édition 2018 vient à peine de démarrer. On enchaîne avec les cols du Télégraphe, du Glandon, du Mollard et de la Madeleine. En l’espace d’une matinée, les quelques 80 équipages rescapés viennent de s’offrir une étape d’anthologie. Le temps d’un déjeuner bien balancé à Aigueblanche et c’est déjà la Tarantaise qui ouvre ses portes en grand. Après Naves, c’est le col du Tra, totalement inédit, qui offre une piste de bobsleigh en montée dans des paysages à couper le souffle. L’enchaînement avec le Cormet de Roselend est juste parfait et nous emporte dans une autre dimension. Pour finir cette journée mémorable en toute beauté, le col de l’Arpettaz, sinueux et technique à souhait, s’impose avant la descente vers Megève. Côté sportif, à mi-parcours, les leaders se tiennent toujours dans un mouchoir, maintenant le status quo en tête du général. Mauvaise nouvelle, en revanche pour le tenant du titre, le Belge Yves Deflandre (Porsche 911 n°1), qui campe toujours avec ses problèmes d’ajustement de compteur kilométrique et pointe ce soir à la 10e place au classement général.

SOLIDARITÉ. L’histoire souligne un peu plus encore l’excellent esprit qui règne sur ce Trophée des Alpes. A la recherche d’une sonde de tripmaster pour leur Alfa GTV, André Mounier et Christian Bernardi firent appel à l’organisation qui relaya le message par SMS à l’ensemble des concurrents, hier en fin d’après-midi à Briançon. Finalement, la réponse tomba vers 22h00, lorsque le VR Racing du Belge Dirk Van Rompuy dépêcha ses mécanos pour régler le problème avec une sonde 100% neuve. Chapeau messieurs et encore merci !

L’AUDI BLOQUÉE EN BOÎTE. Impressionnante, tant par son look que par sa douce mélodie, l’Audi Quattro Sport S1 n°28 de Jean Conreau et Gauthier Brignon s’est immobilisée quelque part entre les ZR 9 et 10 avec une boîte de vitesses bloquée. Pas de quoi décourager son vaillant propriétaire, fermement décidé à résoudre ce problème pour s’aligner au départ de la 3e étape, ce mercredi matin au départ de Megève.

OUVERTURE DE LA CHASSE ! Bernard Figuière et son équipier Baptiste Gengoux (Porsche Carrera n°26) n’ont vraiment pas été aidés dans la descente du col de la Madeleine. Ralentis par le Pick-Up d’un chasseur local, la Porsche Carrera tentait de se frayer un chemin tant bien que mal lorsque le conducteur ouvra brutalement sa portière-conducteur. L’incident était inévitable. En bons gentlemen le pilote français et son équipier belge ont d’abord terminé leur ZR avant de rebrousser chemin, question d’établir un constat à l’amiable en bonne et due forme…

TEMPS MORT POUR LA T5. Gérard Garnier et Catherine Duvey (Renault R5 Turbo n°54) espéraient conjurer le sort d’un abandon précoce lors de l’édition 2017. Malheureusement, à nouveau en proie à de nombreux soucis mécanique et, découragés par les nombreux obstacles rencontrés sur la route, ils ont décidé de jeter l’éponge à leur arrivée à Megève.

FOUS DU VOLANT ! Pris dans le vif du sujet de la régularité à la seconde, certains équipages ont dû être convoqués par l’organisation en fin de journée. Leur comportement sur route ouverte, jugée excessivement dangereuse a été l’objet d’une réprimande de la part de la direction sportive pour qui le strict respect du code la route reste une des principales priorités pour la survie de ce type de rallyes de régularité.

ROSELEND ANNULÉ. Suite à un accident de la circulation (une moto) totalement indépendant du passage du rallye et de la présence d’un camion obstruant le passage et donc bon déroulement de la course, la direction de course a finalement décidé d’annuler la ZR14 sur le Cormet de Roselend.

MERCREDI 12 SEPTEMBRE - ETAPE 3:  MEGÈVE-GAP - 365 KM

Sprint final vers Cavalaire…

 Il fallait avoir l’estomac bien accroché en quittant Megève au petit matin. Car pour mise en jambes de cette 3e étape, les organisateurs avaient placé le curseur sportif au plus haut. Du tout-terrain dans la Forêt de Quiege aux mille-et-uns virages de Molliessoullaz, les deux premières zones de régularité donnaient le tournis. Enchaînant les cols, dont un retour sur le Glandon, suivi d’une descente depuis Villard-Reculas sur les mythiques virages de l’Alpe-D’Huez vers Bourg d’Oisans pour l’heure du déjeuner. Pas le temps de digérer avant d’avalaer la montée du Col d’Ornon avant le passage plus que sportif sur le col du Parquetout avant de mettre le cap sur Gap avec encore trois cols et autant de ZR à se farcir. C’est pourtant avec un grand sourire que les 76 équipages rescapés de cette édition 2018 du Trophée des Alpes ont rejoint l’une des capitales mythiques du rallye. A la veille de l’arrivée à Cavalaire-Sur-Mer, les classements en tête de l’épreuve ont été sérieusement bousculés. Et si Jean-Luc Georges et Michel Périn (Ford Escort n°73) mènent toujours la danse, ce sont désormais deux équipages belges qui les talonnent. Grands vainqueurs de l’étape du jour, Johnny Delhez et Yves Noelanders (Ford Sierra Cosworth n°4) s’emparent de la 2e place, alors qu’Etienne Baugnée et Benoît Rémion (Porsche 911 SC n°3) complètent le podium provisoire. L’ultime journée nous promet un magnifique sprint final jusqu’à Cavalaire.

ERREUR DE CARBURANT. L’Austin Healey n°90 de Dennis et Frédéric Duquenne a été immobilisée c’est après-midi après le passage à la pompe. En cause : une erreur dans le choix du carburant. Il est vrai qu’avec du Diesel, la belle Anglaise marche nettement moins bien !

ALPINE ET PORSCHE : JE T’AIME, MOI NON PLUS ! Entre les Alpine et les Porsche, c’est l’amour vache ! Après l’accrochage, dans la 2e ZR du jour, entre l’A310 n°50 des Paolin et la Carrera de Jackie Jaquet, c’est, en fin d’après-midi, une marche arrière malencontreuse de Sandrine Arni dans la calandre de l’Alpine de Joël Grangeret qui finit de confirmer le contentieux existant entre les marques françaises et allemandes ! Heureusement un constat à l’amiable et une bonne entente entre les équipages finit par régler ces… malentendus.

BARRAGE AU PARQUETOUT. C’est malheureusement devenu une mauvaise habitude : le passage d’un rallye de régularité sur route ouverte, dans le respect du code de la route et agrée par les différentes Préfectures locales, aiguise parfois des vocations auprès de certains habitants de villages traversés. C’est ainsi qu’un justicier de la route, décida de placer son véhicule en travers pour barrer le chemin à une dizaine d’équipages au départ de la première ZR de l’après-midi. Heureusement, les choses rentrèrent très vite dans l’ordre…

OH LES FILLES ! Peu enclin à abîmer leur Porsche louée en dernière minute, Valérie Bossart et Sabine Guillien (Porsche 911 n°14) ont décidé de lever le pied dans la première ZR du jour. Du coup, elles dégringolent au classement général de la journée et voient s’envoler le podium final… Les Princesses ont pourtant été vengées par la victoire en ZR de Célimène Lachenal (Ford Escort n°35), après celle de Françoise Mahul et Stéphane Heymans (Fiat 124 n°19) dans l’étape d’hier, avant leur abandon définitif pour un bris de nez de pont.

LE SPRINT FINAL. Confortable leader depuis l’arrivée à Briançon, Jean-Luc Georges et Michel Périn (Ford Escort n°73) mènent la danse avec 143 points. Mais tout reste possible lors de l’ultime étape menant à Cavalaire. Derrière le duo franco-suisse ce sont trois équipages Belges qui mènent la chasse et se disputeront les places d’honneur sur le podium. Dix points seulement séparent le duo Delhez-Noelanders (182 pts), deuxièmes provisoirement, d’Yves Deflandre et Joseph Lambert (192 pts), les lauréats de l’an dernier, quatrièmes derrière l’autre Porsche du tandem Baugnée-Rémion.

 

INTERVIEWS

 

Patrick Zaniroli (Fra/organisateur) : « Avec une seule étape à effectuer jusque Cavalaire, l’issue sportive s’annonce encore serrée. Je peux vous assurer que les 3 dernières ZR tracées dans l’arrière-pays varois, avant l’arrivée sur le podium de Cavalaire vaudront leurs pesants de points… Tout cela au terme d’une journée mouvementée qui a déjà vu pas mal de chamboulements au niveau du classement général. Rien n’est joué… loin de là ! »

Johnny Delhez (Bel/Ford Sierra Cosworth n°4) : « On a connu des petits soucis de direction assistée avec une fuite au niveau d’un flexible. Nous avons ajouté de l’huile avant chaque ZR et tout s’est bien passé. Là nous nous emparons de la 2e place et je me demande si je ne devrais pas investir un peu plus dans cette Sierra en vue d’autres épreuves… »

 Jean-Pierre Verneuil (Fra/Renault Turbo 5 n°10) : « Ce Trophée des Alpes est un vrai régal, tant pour les pilotes que pour leurs navigateurs. Depuis deux jours, nous évoluons sur des ZR techniques à souhait et dans des décors extraordinaires. Malheureusement, ce matin une petite erreur de navigation nous a fort pénalisé. »

Dirk Van Rompuy (Bel/Opel Ascona n°23) : “Quel plaisir tout au long des ZR! C’est un rallye très sportif et nous en redemandons ! Ce matin nous avons dû effectuer quelques calculs supplémentaires, car notre carton de pointage de la matinée avait disparu. Mais là, nous prenons vraiment beaucoup de plaisir. Les décors et les paysages sont tout simplement extraordinaires !

 

JEUDI 13 SEPTEMBRE - ETAPE 4 : GAP-CAVALAIRE-SUR-MER - 348 KM

Georges-Périn : la force tranquille

Sous le soleil, exactement. D’un bout à l’autre, cette 3e édition du TROPHEE DES ALPES s’est déroulée par une météo idyllique. Pas question donc de bouder son plaisir pour cette 4e et dernière étape entre Gap et Cavalaire-Sur-Mer avec, au programme, pas moins de huit ZR dévalant des Hautes Alpes à la Côte d’Azur en passant par les Alpes de Haute Provence. Après le déjeuner au Château Saint-Martin à Taradeau, il restait à négocier trois secteurs de régularité particulièrement exigeants au cœur du Massif de Maures. Une explication finale bien sportive dans laquelle le Suisse Jean-Luc Georges et son équipier français Michel Périn (Ford Escort n°73) conservent, avec un total de 201 points, l’essentiel de leur avantage au classement général et décrochent une première victoire commune dans un rallye de référence, après leur 2e place conquise sur le Tour Auto 2018. Lauréats l’an dernier, les belges Deflandre et Lambert (Porsche 911 n°1) effectuent une remontée impressionnante pour s’emparer de la 2e place finale à égalité de points (232 pts) avec leurs compatriotes Baugnée et Rémion, les deux équipages étant départagés à la cylindrée de leur Porsche 911 respectives.

 TRANSHUMANCE. Des centaines de brebis dévalant les petites routes des Alpes-de-Haute-Provence : c’est l’heure de la transhumance. Au col de Font-Belle, les organisateurs ont été contraints d’annuler la très belle ZR 29 pour cause d’embouteillage de quadrupède laineux.

 TARADEAU, L’ETAPE OBLIGÉE. Au Château Saint-Martin, si le vin est bien entendu la toute première spécialité, l’histoire du vignoble de Taradeau est étroitement liée au rallye automobile, puisque l’ancêtre des lieux, le comte Edme de Rohan-Chabot n’est autre que le fondateur du Paris-Saint-Raphaël, le premier rallye féminin de l’histoire, ancêtre de l’actuel Rallye des Princesses.

 MICHEL PÉRIN, LE MÉTRONOME. Equipier du Suisse Jean-Luc Georges à bord de la Ford Escort lauréate de cette 3e édition du Trophée des Alpes, Michel Périn est loin d’être un inconnu. Ancien équipier en rallye moderne notamment de François Chatriot et de Patrick Magaud, avant de passer au Rallye-Raid aux côtés de Pierre Lartigue avec lequel il remporta, un Paris-Pékin (1992) et trois Dakar (94, 95 et 96) sur le sol africain. Le sociétaire d’Epernay poursuivit sa carrière dans le désert avec les grands pilotes de rallye que sont Bruno Saby, Carlos Sainz et Nani Roma, l’espagnol avec lequel décrocha une 4e étoile sur le Dakar en Amérique du Sud (2014), naviguer, ces dernières années le Finlandais Mikko Hirvonen. Equipier habituel d’Henri Pescarolo sur le Rallye Neige et Glace, Michel Périn a désormais tourné la page des rallyes tout-terrains pour se consacrer à temps plein à sa nouvelle passion : la régularité. Après une deuxième place sur le Tour Auto 2018 déjà aux côtés du Suisse Jean-Luc Georges, le duo signe cette fois sa première victoire sur une épreuve de grande envergure. Une première qui, croyez-nous, en appelle bien d’autres…

 HUIT POUR UN PODIUM ! Si le duo Georges-Périn s’élançait de Gap avec un avantage confortable ils étaient, ce matin, encore quelques huit équipages à pouvoir prétendre aux places d’honneur sur le podium final. De quoi rendre cette 4e et ultime étape aussi indécise que passionnante… Partis ce matin avec dix points de retard sur la 2e place, Yves Deflandre et Joseph Lambert, auteurs de deux victoires en ZR et d’une 2e place en quatre ZR effectivement disputées, les lauréats de l’édition 2018, semblent s’être réconciliés avec leur appareillage de navigation. De quoi égayer cette ultime étape pour le duo belge terminant finalement 2e au général final, ex aequo avec leurs compatriotes Baugnée et Rémion, dont la Porsche 911, plus puissante, bascule donc automatiquement sur la 2e marche du podium. Un podium que l’autre Belge Dirk Van Rompuy (Opel Ascona n°23), vainqueur de cette ultime étape, loupe de justesse, tout comme lors du dernier Neige et Glace…

BRAVO MESDAMES. Installées sur le podium provisoire durant les deux premières étapes, Valérie Bossart et Sabine Guillien (Porsche 911 n°14) en ont étonné plus d’un tout au long de ce Trophée des Alpes. Avec 333 points, les deux ‘Princesses’ remportent la Coupe des Dames réservée au premier équipage féminin classé finalement à la 18e place au général final de l’épreuve.

 

INTERVIEWS

 Patrick Zaniroli (Fra/organisateur) : « Nous avons vécu une édition 2018 mémorable à plus d’un point. Tout d’abord la météo estivale qui nous a suivi tout au long de ces cinq journées, offrant aux équipages des conditions de course extraordinaires et illuminant les paysages traversés. Sportivement, l’épreuve s’est avérée plus disputée que jamais, avec une dizaine d’équipages pouvant tous prétendre à la victoire finale. Du jamais vu sur ce type de rallye. L’arrivée, ici à Cavalaire est toujours grandiose avec le podium dressé sur l’esplanade St-Estelle. Merci encore à tous nos partenaires ainsi qu’aux Mairies qui nous ont accueillis et, notamment Cavalaire-Sur-Mer, pour leur précieuse collaboration. Bravo enfin à tous les équipages pour le niveau de leurs performances sur une épreuve que nous avons voulu sportive et particulièrement exigeante. »

 Jean-Luc Georges (Sui/Ford Escort n°73) : « Cette victoire est le fruit de nombreux éléments dont l’essentiel reste néanmoins le travail du co-pilote. Sans le travail extraordinaire de Michel, je n’aurais jamais pu remporter cette épreuve qui d’une exigence totale tant pour les hommes que pour la mécanique. Aujourd’hui il a fallu résister à la pression que nous avions sur les épaules depuis le premier jour. C’est un magnifique accomplissement. »

 Yves Deflandre (Bel/Porsche 911 n°1) : « Heureux néanmoins d’avoir pu profiter de cette dernière journée pour effectuer une belle remontée. Il faut croire que c’est mon année… Poulidor :  deuxième au Liège-Rome, 2e en Catalogne, 2e au Two Generation et 2e ici… Bravo à mes amis Etienne (Baugnée) et Benoît (Rémion), qui ont fait une superbe course… »

 

 

 

 

 

 

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