Yves Nolanders - Gagnant - P. Randaxhe

Le prestige d’antan ressuscité !

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Un plateau de qualité, une équipe organisationnelle aux petits soins et un soleil étincelant : tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ces 12 Heures de Huy édition 2011 une réussite !

Huy, le 10 septembre 2011. Dans une chaleureuse mélopée mécanique, l’avenue Delchambre à Huy se réveille peu à peu ce samedi 10 septembre, sous un soleil enfin estival. L’intérêt principal, ce sont cinquante chefs-d’œuvre d’une époque révolue. Mais loin de sombrer dans l’immobilisme, ces voitures d’avant 1969 se sont lancées dans une incroyable épreuve de régularité, sur une distance de 450km ! « Le but est clairement d’offrir un événement de qualité aux participants », explique Jean-François Devillers, le chef d’orchestre de cette compétition. « Tant dans l’organisation que dans l’accueil et le tracé du road-book, les équipages en ont eu pour leur argent ! Et nous semblons être sur la bonne voie : je dois avouer être surpris par la qualité du plateau. » De fait, outre les rutilantes Austin Healey et autres Porsche 911, on dénombrait quelques spécimens exclusifs, tels une Ferrari 250 GTE, une DKW Sonderklasse, pas moins de deux Jaguar XK120 et autant de Matra Bonnet !

La route… tout seul !

La catégorie « Revival » se destine aux purs et durs qui considèrent que les 12 Heures de Huy doivent se disputer de la même manière qu’à l’époque, à savoir, seul à bord ! Et à cette discipline, c’est Yves Noelanders (Volvo PV544) qui s’est imposé. « Arrivé deuxième l’année dernière, me voilà en pleine progression ! Pourtant, j’ai connu quelques imprévus, comme une pirouette autour d’un bosquet et le bris des supports moteur ! Heureusement, on a pu réparer et repartir pour la troisième boucle ! Copilote depuis 25 ans, la navigation ne me posait pas de problème, mais il me fallait apprendre à rouler sur une propulsion de la vieille école, moi qui n’avais jamais conduit que des tractions ! »

Véritable mémoire de l’automobile ancienne, Michel Dartevelle (NSU 1200 TT) insiste sur la qualité de l’organisation. « Le défi est de réaliser une épreuve automobile sportive respectant le monde dans lequel elle évolue. Et force est de reconnaître que c’est un coup de maître ! De plus, il régnait une indéfectible bonne humeur tant du côté des équipages que de celui des organisateurs ! »

Un parcours sportif !

La catégorie « Twin » s’adressait aux équipages composés d’un pilote et d’un copilote, parmi lesquels on notait des tandems père-fils, à l’instar de la famille Defalque, sur Alfa Bertone. Mais c’est une BMW Touring qui s’y est imposée, menée par Georges Tomsen, peu avare en compliments envers son navigateur, Benoît Remion. « Ce n’est jamais que son quatrième rallye de régularité ! Et c’est peu dire qu’il a effectué un boulot remarquable ! » Modeste, ce dernier concède que « nous n’avions pas droit à l’erreur. Le classement était remarquablement serré, en dépit d’un road-book plutôt sportif ! Mais cela ajoute du piment... Quant à la région, elle est vraiment superbe ».

Un classement très serré

« Le niveau des participants est très élevé » ajoute Jean-François Devillers. « Et comme l’année passée, ce sont les équipages Revival qui monopolisent le haut du classement général. ». En effet, les sept premiers classés sont tous des « Revivals » ! Le podium consacre donc Yves Noelanders, suivi de Jean-Pierre Mondron (Porsche 356 C) et de Claude Ninane (Ford Escort). En catégorie Twin, Georges Tomsen et Benoît Remion sont suivis par Fievez/Lys sur BMW 1602 et Duhem/Dubois (Ford Cortina Lotus). Reconduit cette année, le Challenge Vittel consacre le concurrent qui aura accumulé le moins de pénalités dans la mythique spéciale de la Poudrerie de Clermont. Il est revenu à Yves Deflandre (Austin Healey MKII). Rendez-vous l’année prochaine pour perpétuer le mythe !

www.12hdehuy.be


Tel père, tel fils !

Parmi les équipages engagés, on retrouve un tandem insolite, composé d’un père, Jean-Louis Defalque, accompagné de son fils de 17 ans, Arnaud. « C’était une première pour lui, précise fièrement Jean-Louis. Ce qui rajoute à son mérite : il a été formidable ! ». Arnaud jubile : « Je pensais que cela allait être long, mais nous étions tellement concentrés que la journée a filé très vite. J’ai hâte de remettre ça ! ». « Si j’éprouvais un grand stress au début, conclut Jean-Louis, celui-ci s’est vite évaporé. Passer 12 heures dans une voiture avec son fils qui apprend et découvre, c’est une expérience extraordinaire pour un père. »

 

 

Quelques Photos d'un passionné : Mr Johan Noé