Retromobile_2016_011

Le 41ème Salon Rétromobile de Paris s’est terminé dimanche dernier sur un bilan plus que satisfaisant par rapport aux années précédentes. En raison des événements dramatiques du mois de novembre 2015, une légère baisse du nombre de visiteurs, évaluée à 10 % environ, a été observée. Mais ce Rétromobile reste un des tous premiers rendez-vous pour les amoureux de belles mécaniques, attirant quand même plus de 100.000 visiteurs et annonçant une saison ‘automobile’ de plus en plus chargée.


En plus des exposants internationaux habituels, marchands de véhicules historiques, ateliers de restauration, associations et clubs en tout genre, Rétromobile offre aux visiteurs l’occasion de découvrir des animations exclusives en extérieur, comme cette année, les démonstrations d’ancêtres. Darracq V8 ou Fiat 73 S, des centenaires d’une autre époque, ont régalé les oreilles de nombreux fans.


Le patrimoine français était également mis à l’honneur au travers d’une rétrospective des voitures dessinée par Philippe Charbonneaux, avec une Delahaye 235 ou une Salmson roadster bleue. Le Musée National de Compiègne exposait quelques voitures hippomobiles, alors que 5 voitures ‘rhomboïdes’ aux allures d’OVNI attiraient pas mal de curieux. Le Musée des Blindés de Saumur exposait quelques chars d’assaut soviétiques (le T34) ainsi qu’américains (Chaffee M24). L’ACO (Automobiles Club de l’Ouest) occupait l’espace de liaison entre les Halls 1 et 2 en proposant entre autre, une Ferrari 166 MM Touring barchetta, une Porsche 908 Spyder qui servit au tournage du film Le Mans, ou une Chenard & Walker issue du Musée de l’ACO. Les marques françaises étaient forcement présentes au travers de leur département ‘restauration classique’ ou de leurs clubs, quelques marques étrangères également comme Porsche ou Mercedes-Benz habitués du salon.

Mais un des moments phares du salon reste probablement la vente Artcurial Motorcars, avec en vedette cette Ferrari 335 S Scaglietti ayant appartenue à Pierre Bardinon et adjugée à plus de 32 millions d’euros. Le succès vient du fait que la vente est accessible à tout un chacun, ce qui rend parfois l’ambiance un peu ‘électrique’…

Rétromobile occupait deux halls pour une surface de 51.000 m2 et il fallait bien deux journées complètes pour parcourir les allées, se restaurer de temps à autres ou admirer tout simplement. Le seul petit souci est cet éclairage orangé, absolument catastrophique pour la prise de photos correctes sans retouches…L’arrivée des éclairages économiques résoudra probablement le problème dans les années à venir.

© Bruno Dugauquier