Mille Miglia 2010 en images avec Nicolas

Je n'ai pas vu le temps passer
depuis la Villa d'Este. Il faut dire que j'ai passé plus d'une
semaine la tête dans l'ordinateur pour rédiger et illustrer les
reportages de ces quatre jours intenses (en comptant le Tour Auto).
Malgré tout, j'avoue que çà m'a fait un peu de mal de voir les
photos des lots superbes de la vente RM et du Grand Prix Historique
de Monaco. Celui là, je le place définitivement sur la liste des
évènements à couvrir dans l'avenir (dans deux ans donc). En
attendant, les Mille Miglia sont déjà là et je dois repartir
sur les routes. Le programme établi est le suivant: jeudi
l'enregistrement des concurrents et le départ du rallye à Brescia.
Vendredi je serai à Maranello en espérant bien voir quelques 599
GTO tandis que les concurrents seront en route pour
Rome. Samedi, les voitures remontent par Maranello en fin de
journée, précédées par une parade "Ferrari Tribute to MM" qui
devrait comprendre plus d'une centaine de voitures au cavallino de
toutes générations. Ferrari organise ce rallye parallèle avec
un classement de régularité pour ses clients qui ne peuvent pas
concourir dans l'épreuve officielle. Les voitures passeront sur la
célèbre rampe de Brescia juste avant les concurrents officiels.
Ferrari annonce 43 modèles différents dont une Tour de France, une
250 LM et la fameuse California de Chris Evans (l'animateur qui,
après avoir payé son cabriolet 11 millions de dollars, aurait
dépensé près du double pour une 250 GTO 64).
Vous l'aurez compris, je ne
déborde pas d'enthousiasme à l'idée de faire encore 1500 kilomètres
cette semaine (sans compter ce déplacement, j'ai déjà dépassé
les 4500 km cette année), d'autant plus que j'ai bourré la
valise d'habits chauds en prévision d'une météo difficile. La pluie
est prévue pour toute la fin de semaine et il faisait 5° ce matin.
En fait, c'est vraiment le Tribute qui m'a poussé à assister au
rallye pour la deuxième année consécutive. Non pas que j'en sois
lassé mais si je veux couvrir de nouveaux évènements, je dois
nécessairement en sacrifier que je connais déjà. De fait, en allant
aux Mille Miglia puis sans doute aux 24 Heures du Mans, il est très
probable que je n'assiste pas cette année encore au Sport et
Collection au Vigeant. L'année prochaine, le mois de mai ne sera
toujours pas simple à gérer avec le déplacement de la Villa d'Este
et j'espère une vente RM à Maranello. En fait, les évènements
bisannuels sont bien pratiques car ils évitent de devoir faire des
choix une année sur deux. Bon, j'arrête de me plaindre, je devrais
quand même vivre trois jours intenses et passionnants.
Ne souhaitant pas renouveler
l'expérience du réveil à 1h30, je pars dès que possible, vers
18h30. On the road again! Profitons de ce long voyage pour revenir
un instant sur la vente RM de Monaco, qui a été un succès
significatif puisque pas moins de 5 voitures ont dépassé les 2
millions d'euros. 86% des lots ont été vendus pour un montant de
plus de 33 millions d'euros. Manifestement, le marché se réveille
en fanfare même si Bonhams semble sombrer toujours plus. Les stars
de la vente ont été la Ferrari 400 Superamerica Cabriolet
Pininfarina SWB, s/n 3309 SA, avec 2.8 millions d'euros, et la
Maserati Tipo 61 Birdcage avec 2.46 millions d'euros, deux records
pour ces modèles. La 250 GT Passo Corto de Chris Evans (qui fait de
la place dans sa collection) a été adjugée pour 2.63 millions
d'euros, la 250 Tour de France pour 2.35 millions et une Ferrari
250 California châssis long pour 2.07 millions d'euros. La BMW 328
MM vue à Villa d'Este a été vendue lors d'une transaction privée
moins de 24 heures après la vente pour une somme non communiquée
(mais probablement autour de 4.5 millions d'euros). La vente de
l'année est également privée: on parle de 23 millions d'euros pour
la Bugatti Type 57S Atlantic du Dr Williamson disparu en
2008, encore loin toutefois des 80 millions payés pour un tableau
de Picasso. Je m'arrête vers minuit à cinquante kilomètres du but.
Je repars à quatre heures, et gare la voiture sous la Piazza
Vittoria, en plein centre de Brescia. J'en profite pour grappiller
encore deux heures de sommeil avant de m'équiper et de sortir dans
les rues.
Le ciel est bleu, ce qui est
une bonne surprise par rapport aux prévisions. Pour le moment, tout
est calme, la Piazza Loggia qui va accueillir les vérifications
techniques est encore quasi déserte. Je suis heureux de
retrouver les rues de Brescia, sachant que dans quelques heures,
l'atmosphère va devenir très particulière. Pour ce qui est des
Mille Miglia, je n'ai rien à ajouter à l'historique que j'avais
écrit pour l'édition précédente et j'invite donc ceux d'entre vous
qui sont intéressés à s'y reporter par ce
lien.
Plus bas, les sponsors
(Mercedes, BMW et Jaguar) ont déjà installé leurs
estrades.
En remontant, je retrouve Ludo
et nous nous mettons en quête du média center pour récupérer notre
passe. Nous sommes tous les deux partis du principe qu'il serait au
même endroit que l'an dernier mais tout est fermé. Voilà déjà une
demi heure d'occupée à tourner en rond sans trouver ce que nous
cherchons. Nous profitons tout de même des opportunités évidemment,
comme cette séance photo des BMW devant un hôtel.
Avec un peu d'aide, nous
trouvons le centre de presse qui a effectivement changé de place.
Nous allons donc pouvoir pénétrer dans le parc des vérifications,
ou se trouve notamment l'impressionnant trophée original des Mille
Miglia.
La première Ferrari ne tarde
pas, ce sera ma préférée de la journée. C'est une coïncidence si
cette 340 America sn 0082A est la vainqueur de l'édition 1951 des
Mille Miglia avec Luigi Villoresi et Piero Casani. Elle a aussi
remporté le Grand Prix du Portugal la même année. Autant dire qu'il
s'agit d'un modèle majeur de la marque.
La voiture en est aussi a ses
13èmes Mille Miglia historiques, n'ayant raté que 2006 et 2009 lors
de la décennie passée, ce qui explique que je ne la découvre que
maintenant. Elle est superbe.
En terme de palmarès, la
deuxième Ferrari à se présenter n'est pas mal non plus. 038M est
une 166 MM Touring Barchetta. A son volant se sont succédés de
grands noms tels que Ascari, Villoresi ou Chinetti. Elle a terminé
deuxième aux Mille Miglia et au grand prix du Luxembourg 1950,
a remporté la Coupe de Toscane et le Tour de Calabre mais a du
abandonner les 24 Heures du Mans la même année.
En 1951, elle fut recarrossée
par Vignale à la demande de son nouveau propriétaire, le "Taureau
de la Pampa" José Froilan Gonzalez. C'est en 1987 qu'elle fut
reconvertie par son nouveau propriétaire japonais Yoji
Oyama.
Les DB2 de la Villa
d'Este viennent se dégourdir les roues. L'an dernier, le programme
risque d'être inversé (Mille Miglia d'abord, Villa d'Este ensuite),
ce qui risque de poser quelques problèmes de carrosserie, les
accrochages n'étant pas rares sur le rallye.
Une impressionnante
Mercedes SSK.
A l'arrivée de
0056M, une 166MM Touring Barchetta, les
souvenirs de l'an dernier me reviennent. Ici c'est la foire
d'empoigne entre les photographes. Tout le monde veut être devant,
sans considération pour les autres. J'avais oublié çà. Il faut
vraiment que je relise mes précédents reportages avant de partir,
pour me rappeler ce genre de désagréments.

Du coup, j'évacue l'aire
privative qui est encore plus bondée que le reste pour me diriger
vers la place Paolo VI, là ou se trouve le Duomo et où certaines
voitures viendront se garer. Comme cette Aston Martin
DB3.
Pour l'instant,
l'endroit est encore quasi désert. Tout comme la Villa d'Este,
les Mille Miglia sont souvent l'occasion de découvrir des modèles
aussi rares qu'inconnus, comme cette Arnolt Bristol Bolide par
exemple. La grosse différence, c'est qu'ici le temps manque pour
s'y attarder.
Je traverse ensuite en
direction de la Piazza Vittoria. Tout au long de la journée, le jeu
est d'aller de place en place pour surveiller les éventuelles
arrivées. Heureusement, chacune n'est séparée que d'une centaine de
mètres. Les Ferrari sont là, et les spectateurs commencent à
affluer et à entourer les voitures.
Je finis par remonter
vers la Piazza Loggia, en croisant les BMW.
Le temps s'est couvert
et tout d'un coup, une grosse averse se met à tomber, pile à
l'arrivée du Coupé BMW 328 Mille Miglia et de cette Ferrari 212
Inter 0297EU, une voiture apparemment assez peu
connue.
Du coup, la voie est
beaucoup plus libre, notamment Piazza Vittoria où tout le monde est
parti s'abriter.

217EL, la 212 Inter des
frères Batista, est arrivée ce qui me laisse tout loisir de
l'immortaliser. L'un des deux frères est membre de FerrariChat, ce
qui donne des éclairages et des anecdotes intéressants sur le
déroulement de la course.



Les rues sont
inhabituellement vides mais çà ne va pas durer.

Les modernes du Tribute sont
impitoyablement refoulées.

Quand le soleil revient,
la foule se déverse de nouveau dans les rues, dans cette ambiance
typique de l'épreuve: respect, admiration,
empressement...
Cette Alfa Romeo 8C et
cette Ferrari F430 ne sont pas vraiment à leurs places mais autant
en profiter.
Sur la Piazza Paolo VI,
je finis par retrouver 0190ED, une 225 S Export
Une
curieuse Maserati A6 GCS, dénomination dont les variations de
carrosseries semblent infinies.
Une
autre Maserati, cette fois une A6
G2000 GT carrossée par Frua, cousine du spider ayant remporté la
Coppa d'Oro à la Villa d'Este, m'a immédiatement tapé dans l'œil.
Elle est réellement superbe. Accessoirement, elle sera pilotée par
son célèbre propriétaire, Jay Kay, alias Jamiroquai.
Une Veritas Rennsport,
qui n'est autre qu'une BMW 328 recarrossée (pour faire simple). On
estime a environ 15 le nombre d'exemplaires survivants à ce
jour.
Tiens, cette Lusso et
cette "Tour de France" estampillées Tribute se sont glissées parmi
les concurrents de la course. C'est pour cette raison que je les
laisse figurer ici, et non sur la prochaine page.
A noter que la Tour de
France n'est en pas une, mais une 250 GT convertie (1069 GT).
J'avoue que je m'y suis totalement laissé prendre, d'autant que le
chapelet d'accréditations vintages attaché au levier de
vitesse renforce habilement l'illusion. Et qui aurait pu
croire çà d'une manifestation où Ferrari est le seul décisionnaire
en tant que comité de sélection.
0297EU se sèche au soleil.


En allant satisfaire un
besoin naturel en salle de presse, je tombe sur cette Enzo garée
dans la cour. Tous les médias ne sont pas logés à la même enseigne!
Bon à choisir entre le buffet (que j'ai loupé) et l'Enzo, j'estime
que j'ai eu de la chance.
Retour dans l'arène des
vérifications, un peu plus calme, où est garée cette 250MM,
0298MM
et où arrive cette 750
Monza, 0526M.
Piazza Vittoria, voici
0128 E, une 212 Export
Je ne suis pas très
amateur de voitures anglaises mais je dois dire que cette MG C-Type
Midget supercharged présente des détails
intéressants.
Les formes de cette Bristol 400
m'ont également interpelé.
Je descends
ensuite vers la rue la plus basse qui sert de
refuge aux BMW, Mercedes et Jaguar. En chemin, je
croise l'autre Aston Martin ex Usine de la Villa
d'Este
et cette sublime
Maserati 250 S.
Puis trois Ferrari:
cette 225 Europa Vignale 0223EU qui serait apparemment un patchwork
réalisé par l'usine, assemblé avec un châssis d'Europa, un moteur
de 225, une boite de vitesse de 212 et un train arrière de
342.
Une 500 Mondial, 0580MD,
qui a passé ses 17 années en Suède. Depuis son retour en Italie en
1993, elle a participé à toutes les Mille Miglia sauf une. Elle
s'aligne donc au départ pour la 16ème fois.
La troisième, que
j'aurai hélas trop l'occasion de détailler une 340 America Touring
de 1950. 0030MT fut la première voiture a être équipée du V12
Lampredi et courut les Mille Miglia 1950 pour l'usine, pilotée par
Alberto Ascari (en tant que 275S). Elle fut ensuite convertie en
340 et cédée à Giannino Marzotto, et courut une nouvelle fois les
Mille Miglia, une nouvelle fois sans parvenir à terminer. Plusieurs
fois recarrossée, elle s'illustra dans de nombreuses courses mais
du jeter l'éponge encore deux fois lors des Mille Miglia 53 et
54.
L'une de ses
particularités est cette carrosserie très irrégulière, comme
constellée de coups de marteau
Un fois sur place,
je commence à souffrir d'overdose mentale. Sur les
évènements trop importants, je finis par saturer complètement
et je deviens blasé. Voir une Mercedes 300 SL Gullwing, c'est
une fête, en voir 20 garées à coté de 3 Jaguar Type D et de 6
Aston Martin DB2, çà n'a plus aucun sens. Pour vous dire, les
Mille Miglia sont un des seuls évènements après lequel je fais des
cauchemars (il y a des voitures partout et je ne sais plus où j'ai
posé mes appareils photos, un truc de ce genre). Il me semble que
Le Mans Classic m'avait fait un effet similaire il y a deux
ans.
Bon, il y a quand même
des modèles encore plus hors du commun, comme la 300 SL
W194
et les BMW 328 à
carrosseries spéciales
ou encore cette Cooper
T33. Les principaux contingents sont les suivants: 47
Alfa Romeo, 33 Fiat, 29 Mercedes, 27 Jaguar, 24 Ferrari, 24 Lancia,
22 Porsche, 21 Aston Martin, 15 BMW et 10
Bugatti.
Je remonte. Je pense que
nous sommes au plus fort de l'affluence, la rue est littéralement
bondée.
0314M est prise
d'assaut, comme les autres Ferrari garées ici faut de place
ailleurs. Cette 166 MM Spider Vignale Elle fut volée en 2000 après
l'arrivée des Mille Miglia à Brescia. Certaines pièces furent
retrouvées en 2007 vers Piacenza, dont l'analyse fut demandée à
Marcel Massini par la compagnie d'assurance. La carrosserie nue et
le châssis furent vendus en 2009 et la voiture fut reconstruite par
DK Engineering qui avait déjà supervisé sa restauration en 1993.
Une drôle d'histoire.

Il y a là un sacré alignement de
Ferrari, toutes très entourées évidemment. 0150A, une 340 America
Ghia convertie en voiture de course par son premier propriétaire
pour le compte de quoi elle se plaça à la cinquième place du
général à la Carrera Panamericana de 1952.

0391GT, une des 34 250 Europa GT,
dans une étonnante livrée gris souris.

0310MM, une berlinette 250MM qui a
jadis appartenu à Pierre Noblet, qui l'a utilisée en course pendant
près de 3 ans. Ce n'est que l'an dernier qu'elle a retrouvé son
moteur original dont elle avait été séparée dans les années 60.

0112E, une 212 (225) Export qui a à
priori passé près de 45 ans en Australie avant de transiter par la
célèbre collection de Sir Anthony Bamford.

0415GT, une autre 250 Europa GT
carrossée comme une 250MM et qui a appartenu au Marquis Alfonso de
Portago lui même, l'homme qui sonna le glas des Mille Miglia
originales.

Atypique, cette 166MM sn
0272M l'est assurément avec cette carrosserie par Autodromo. En
1953, elle participa aux Mille Miglia pilotée par son propriétaire
de l'époque Alberico Cacciari et comme copilote Bill Mason... le
père de Nick Mason, batteur du groupe Pink Floyd et grand
collectionneur d'automobiles. Il n'est souvent pas nécessaire
de chercher bien loin les racines d'une passion.
Mais la Ferrari la plus
singulière est certainement cette 212 Export 0086E. Elle commença
sa carrière dans la Scuderia Marzotto avec une victoire au Tour de
Sicile 1951. Carrossée dès l'origine par Fontana, elle connut
quatre robes différentes dont une par Vignale et trois par Fontana,
dont celle ci apparemment.
Cette dernière est
vraiment très particulière avec cette calandre très bombée et cette
roue de secours apparente. Au cours du rallye, elle échappera de
peu à une immolation complète par l'intervention in extrémis d'un
extincteur.
A partir de là, il y a
un gros blanc de quelques heures pendant lesquelles je me suis
consacré au Ferrari Tribute, dont vous verrez le résultat dans la
mise à jour suivante. Les places ont été désertées très rapidement,
spectateurs et concurrents ayant migré vers la Via
Venezia.
En traversant la ville à
pied, je tombe sur cette DB9 Gulf et une des SSK, abandonnée en
plein milieu d'une rue.
Après le passage des voitures
du Tribute, les Mille Miglia reprennent leurs droits. Simon Kidston
fait office de speaker, tout le monde se presse sur le podium pour
serrer des mains. Vous verrez sur les photos qui suivent que la
foule va très vite se dégarnir au fur et à mesure de l'avancement
de la soirée. C'est assez drôle. Comme l'an dernier, on commence
avec une pin up Italienne, et comme l'an dernier, pas de quoi me
donner des fièvres nocturnes. Simon Kidston interviewe
également Jacky Ickx qui partira dans les derniers dans la Porsche
Spider du directeur de la maison Chopard.
Les Mercedes SSk et BMW
328 ont de la chance et s'élancent avec de petits numéros, ce qui
leur permettra de se coucher plus tôt à Bologne.



Simon Kidston expédie
rapidement les concurrents à coup de 'Away you go!", "When you're
ready!" et de "Enjoy your Mille Miglia!". Ca pulse, c'est
bien.

Et c'est parti pour les Ferrari



Les voitures gravissent la rampe,
font une courte pause avant de démarrer

Away you go!


Démarrer les Mille Miglia en trombe
au volant d'une Ferrari entre deux rangées de spectateurs doit être
une expérience mémorable

Cavallino toujours



Enjoy your Mille Miglia!


Away you go!

La 250MM attend son tour

Away you go!

250 Europa

When you're ready!

Peter Kalikow a enfin pu prendre son
avion et possession de sa Jaguar XK120 Alu

Quelques célébrités
participent à la course, qui attire de vrais passionnés, pas des
gens désireux d'être vue. Voici Nick Mason par exemple,
Jackie et Paul Stewart, dans
un exercice différent de la Villa d'Este mais dans le même
véhicule.
David Coulthard et Mika
Hakkinen dans cette Mercedes 300 SL
Miki Biasion, le double
Champion du Monde des Rallyes en 1988 et 1989, lui aussi sur une
300 SL
et Jay Kay, alias
Jamiroquai.

Retour des Ferrari



Away you go! Dans la nuit noir cette
fois.

Au moins sur le podium, on est sûr
de toutes les voir, contrairement à cet après midi où certaines
voitures ont du passer pendant que nous nous concentrions sur le
Tribute. Comme cette 500 Mondial 0536MD Serie II qui a couru ici en
1955

ou sa voisine d'atelier, 0534MD, qui
est elle une 750 Monza (à moins qu'il ne s'agisse également d'une
500 Mondial? Même les experts semblent avoir du mal à trancher)

Loupée aussi cette 250MM Vignale
0296MM qui porta longtemps une carrosserie de Tour de France
(installée en 56 par Scaglietti, donc avec une certaine légitimité)
avant revêtir en 1990 celle de 0326MM, une autre 250MM Vignale qui
l'avait abandonnée en 1980 suite à une restauration
(apparemment).

Les Ferrari sont pour les couche
tard

J'avoue qu'il y avait aussi beaucoup
d'autres voitures, et que je les ai toutes sauf une en photo, mais
vous m'excuserez de ne pas toutes les présenter une par une.


Jacky Ickx n'est pas près d'être au
lit, surtout que sommeiller à la place du passager semble exclu

Cette 500TRC, 0658MDTR, part en tout
queue de peloton. 14èmes Mille Miglia pour celle ci.

Le numéro 381 passe (enfin)
devant moi vers 21:30 et j'avoue que c'est un vrai soulagement. Les
gaz d'échappement ajoutés à la fatigue commençaient à me donner
mal à la tête. Direction le parking pour la prochaine étape du
périple.
A titre exceptionnel (l'an
dernier, j'avais dormi dans la voiture), j'ai réservé une chambre
d'hôtel à Maranello pour trois nuits. Pour ce soir, l'avantage
n'est pas immédiatement perceptible car les 180 km d'autoroute
entre Brescia et Maranello vont se révéler très difficiles. En
temps normal, je me serais arrêté sur une aire aux premiers signes
de fatigue mais sachant que la chambre m'attend, je me sens obligé
de poursuivre malgré des difficultés d'attention grandissantes. A
l'arrivée, je dois faire appel à mes souvenirs pour retrouver le
Maranello Village que le GPS ne connait pas (le Domus était
complet). Il est environ minuit quand je prends possession de ma
chambre, dans l'immeuble Monza.
Le Maranello Village est un
complexe Hôtelier 4 étoiles situé à trois minutes de Maranello
(montre en main) et comportant plusieurs bâtiments judicieusement
baptisés. Ferrari ayant des intérêts dans l'affaire, la décoration
est entièrement dédiée au cavallino, ce qui est plutôt agréable
pour les aficionados. Qui plus, les chambres sont spacieuses,
confortables et bien équipées, ce qui pourrait faire de cet hôtel
mon nouveau point de chute (39 euros la nuit, il n'y a rien à
dire). Je m'endors vers une heure du matin en laissant l'ordinateur
tourner pour décharger la plus grosse carte mémoire.
© Nicolas
Jeannier
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