Compte-rendu de la TOTAL TransEmirates Rally 2009

29 janvier 2009
Grosse panique pour le départ de Roissy, les
syndicats ont décidés de bloquer la France. Heureusement tout c'est
bien passé, nos contrôleurs attendaient les participants à
l'embarquement pour la remise des derniers road book et de la
chemise officiel de la « TOTAL
TRANSEMIRATES »
Dès l'atterrissage à Dubaï via un détour par Muscat pour
certains, nous entrons dans un autre monde ….
30 janvier
Après la distribution des chambres au « Radisson
Creek hôtel » les concurrents prennent la direction
du port de Jebel Ali pour récupérer les voitures
stockées chez Schenker.
Les deux mécanos TTP Patrick Sajot et Jean-Paul Picot ,
aidés par l'équipage de la R12 break d'assistance course Dodo et
Jean-Paul Perrin commencent la tournée de remise en route des
autos. Batteries et pneus à plat, pas d'essence …. Etc
Bref tout le monde reprend la route de l'hôtel à part la Jaguar
E V12 de Pierre LE GUIL dont les ventilateurs refusent
catégoriquement de fonctionner !!.
Pendant ce temps là les « Raiders » remplissent
les papiers de location des Hummer et autres Chevrolet 4x4
L'exposition des voitures sur la Creek attira beaucoup de monde
surpris par ces drôles de voitures.
Dîner à bord d'un authentique Dhow sur le
bras de mer traversant Dubaï et premier incident, le cuir chevelu
de Jean-Louis BOVIS n'a pas résisté à la sortie du bateau ( il faut
avouer que la porte était basse !!! ).

31 janvier Etape 1
A 9 heures pétantes, les concurrents partent pour la réception à
l'Automobile Club de Dubaï, suivi de la visite du
très beau musée de voitures du Sheik Mohammed Ben Sulayen
.
Les choses sérieuses commencent à 10 heures pour la
première voiture. Départ donné par Sheik Mohommed Ben Sulayem
, président de l'Automobile Club de Dubai et 14 fois vainqueur du
Desrt Challenge par un départ type championnat du
monde des Rallyes sur le Portique de l'Automobile Club des
Emirats.
Grandioses, des autoroutes dans tous les sens, des immeubles
haut comme des montagnes, des grues, des camions, des gros 4x4, du
monde. Bref tout les ingrédients pour se perdre malgré un bon road
book. ( il paraît que même les GPS n'arrivent pas à suivre la
vitesse de construction des routes ).
Bilan, 9 voitures passent à l'épreuve de régularité sur les 42
engagées et arrivent dans les temps à l'arrivée de l'hôtel
« Al Hamra »
L'Austin-Healey de Ruffet ecope d'une crevaison , la
Morgan de Pierre Henri Mahul à chauffée et la De
Tomaso
de Barberot est rentrée sur un
camion. Histoire de donner un
peu de travail aux mécaniciens Patrick et Polo.
Après midi plage, golf et balade dans le cadre de l'ancien
palais d'apparat de l'Emir de Ras Al Khaimah.
Diner au très chic Club house du Golf, accompagné d'un Trio
musical féminin qui a beaucoup plu à certains.
1er
février Etape 2
l'étape nous mènent ce matin vers le détroit d'Ormuz , au
Sultanat d'OMAN. Beaucoup de négociations au
passage
de la frontière ou Jean-Claude et Ina Miloé sont
refoulés pour cause d'un tampon manquant sur leur
passeport
Une route magnifique longe le golf Arabique
pour rejoindre le village de Khasab ou le Rallye est
attendu par
toute la population du village , le gouverneur de la
Province et la Ministre du Tourisme en personne.
A noté que l'équipage MAHUL sur la Morgan à rejoint
Khasab dans l'après midi après avoir travaillé une partie de
la nuit à réparer la pompe à eau récalcitrante de sa voiture. Un
speed boat leur a permis de nous rejoindre au cours de la croisière
dans les fjords Omanais.
Pour clore la journée, une très belle réception fut
donnée à l'intérieur du vieux fort Portugais ou les
femmes en habit traditionnel et burka de cuir sur le visage nous
accueillent pour le diner.
Le Maire de Khasab remit aux 3 premiers de
l'étape ainsi qu'à Jean Pierre un cadeau et à tous les hommes une
Chicha, coiffe traditionnelle pour les hommes et un masque en
cuir pour les femmes.

2 février Etape 3
Tout le monde au départ, après un peu de mécanique sur la
Mercedes 190 SL de Alexandre Armandet.
Nous reprenons dans l'autre sens la magnifique route que nous
avons emprunté hier et la même régularité mais à l'envers . Stop,
épreuve de régularité. Quelle vitesse vous
choisissez 50,6 kms/h ou 72,8 ??
---- 5.4.3.2.1 partez Passage à la frontière avec toujours de
l'attente.
puis direction Al Fujeirah sur les bords de la
mer d'Oman à travers la chaîne de montagnes.
Impossible de manquer l'hôtel « Le Méridien
Al Aqah » planté seul sur une plage encore déserte pour
l'instant.
Dîner spectacle sur les pelouses de l'hôtel suivi du
« dernier verre » dans le bar panoramique pour les
noctambules.
3 février Etape 4
L'étape de ce jour est longue de 280 kilomètres et
va nous mener jusqu à Al Ain en plein
désert.
Après la traversée de la montagne à travers des paysages
grandioses et son grand tunnel, nous arrivons sur un immense
plateau désertique. Le décor est superbe, l'autoroute bordé
d'arbres en plein désert nous mène vers Al Ain ou nous attend une
autre surprise, une route digne d'une course de côte type Pikes
Peak grimpe dans la montagne et s'élève jusqu à 1500 mètres,
endroit idéal pour une course de cote en régularité !!!. Le
temps est toujours beau mais la fraîcheur de la montagne nous
oblige le soir de dîner à l'intérieur de l'hôtel
« Mercure »
La traversée du désert fut fatale pour le moteur de la Chevrolet
1930 de Patrick et Daniélle Vignapiano et de l'embrayage de l'AC
Cobra des Guerne
4 février Etape 5
Que de camions, la trucks road porte bien son
nom et nous mène jusqu'à Abu Dhabi ou nous
reprenons contact avec des autoroutes, des grattes ciels, de la
circulation, des grues et des chantiers. Petit passage devant
l'Emirates Palace Hôtel puis perdition pour
beaucoup d'équipage dans les bouchons du centre ville.
L'appel du désert est trop grande, la route toute droite balayée
par un vent de sable nous conduit au « Bal Al
Shams Resort » un lieu magique au milieu des dunes ou
l'ont n'a pas envie de repartir.
La Mercedes de Alexandre Armandet retrouve l'hôtel en remorque,
moteur qui cogne comme la Porsche 356 de Christian Lalarderie.( les
longues lignes droites de 40 km dans le désert à vitesse soutenue,
ne sont pas favorables aux moteurs anciens)
Pour clore la soirée, les chameaux, les chevaux, les chèvres,
les moutons, les faucons et tous les acteurs dans ce décor naturel
que sont les dunes de sable nous ont offert un spectacle de haute
qualité pendant le dîner.
5 février Etape 6
Porsche World Roadshow obligeant, le départ vers
l'autodrome de Dubaï est à 8 heures. Après avoir
traversée des chantiers énormes nous arrivons sur un circuit
à la hauteur du pays ou Magny Cours nous fait penser à une
piste de karting. Grâce à l'intervention de Robert Wagner ,
ancien président de Sonauto , Porsche Allemagne nous a autorisé à
emprunter le fameux Circuit de Dubai !! et nous
voilà reparti vers « the PALM », l île artificielle en
forme de palmier gagnée sur la mer , avec arrêt
obligatoire devant l'hôtel
« Atlantis » et ses 1500 chambres.
Déjeuner les pieds dans l'eau au « Jumeirah beach
hotel » avec l'hôtel « Burg Al
Arab » en toile de fond.
La TR4 de l'équipage Boucard présente des épisodes
de chauffe pour cause de pompe à eau cassée.
Départ mouvementé du parking pour la Cadillac 1930 qui veut
absolument embrasser un palmier, avec à son volant la
rédactrice de la chaîne de télévision Dubai TV. Heureusement
plus de peur que de mal. Puis nous rejoignons Dubaï et
l'hôtel « Hyatt Regency » après une visite
très intéressante en cours de route de la mosquée de
Jumeirah .Dîner de clôture avec annonce des résultats et
remise des prix dans les jardin du Hyatt, éclairés par des
centaines d'ampoules au dessus de nos têtes, en forme de chapiteau
.
6 Février
Et oui, il faut bien se faire une raison, c'est fini, les
voitures retournent au port, les Hummeristes et autres
Chevrolistes rendent les clés et tout le monde se retrouve à
pied.
Petit déjeuner au 24ème étage du Hyatt dans un
surprenant restaurant tournant, la vue sur le grand chantier de la
future palme de Deira est saisissante.
Visite des souks, du vieux port, des tours infernales de la
piste de ski sans oublier les grands magasins et les bijoutiers
sont les occupations des participants à la
« Transemirates »avant le Duty Free de
l'aéroport.
Le réveil est dur à Roissy et la découverte des petites
tours, des petites autoroutes nous ramènent à la réalité de notre
beau pays sous la neige et le froid.
Un grand merci à Jean Pierre, Marie Joelle et toute
l'équipe de TTP pour avoir eu l'audace de monter un projet aussi
fou.
© Récit écrit par Christine Parageau & photos de
l'organisateur et des participants
http://www.ttp-org.fr/
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