23ème Salon du Véhicule d'époque à Reims

A environ 250 km de Bruxelles, la "Bourse de Reims" est devenue
un must pour l'amateur de véhicules anciens. Sa relative
proximité et la qualité des expositions proposées
encouragent sa visite. L'ambiance bon enfant est plaisante et pour
celui qui cherche des pièces pour sa bien aimée (on parle bien
évidemment de sa voiture!), c'est vraiment la caverne d'Ali baba
!
Reims, c'est aussi l'occasion d'y venir en ancienne, histoire de
décrasser son véhicule après sa léthargie hivernale. Et cette
année, le parking réservé aux anciennes était particulièrement
fourni !
Malgré nos années de vaches maigres, pas moins de trente mille
visiteurs se sont pressés pour y retrouver cette sympathique
atmosphère distillée par les clubs d'ancêtres. A noter que son
succès est tel que déjà en décembre dernier, les organisateurs se
sont vus dans l'obligation de refuser des exposants.
Cette année, les halls d'exposition et l'esplanade ont accueilli
un peu moins de 550 exposants dont environ un quart
d'associations.
Contrairement à la plupart des grandes bourses, celle-ci
n'est pas organisée par une société événementielle mais bien par un
club régional : "Les Belles Champenoises d'Epoque".
En conséquence, pas moins de 150 bénévoles ont été nécessaires pour
faire fonctionner cette organisation bien huilée. Ce bénévolat est
aussi la raison pour laquelle ce salon se limite seulement à deux
jours.
Samedi a connu beaucoup d'affluence suite à la réputation de sa
bourse de pièces. En conséquence, cette cohue a découragé certains
collectionneurs venus quelquefois de loin. En revanche, avec un
tiers du nombre total des visites, dimanche s'est révélé beaucoup
plus calme mais il est vrai que ce jour là, il y avait les
élections régionales !
Cette année, la marque à l'honneur était Salmson, vénérable
marque qui a débuté dans l'aéronautique en 1913 avant de se lancer
dans la construction de cyclecars et de voiturettes. Eternelles
rivales des Amilcar, ses voitures ont écumé les courses des années
1920. A partir des années trente, les voitures s'embourgeoisent
mais gardent un caractère sportif grâce à leur mécanique à double
arbre à came en tête. Hélas, après guerre, le plan Pons oublie ces
marques prestigieuses au profit des véhicules populaires. Et c'est
avec très peu de moyen que la Société des Moteurs Salmson lance en
1953 son chant du cygne : la 2300S, un coach sportif des plus
réussi. Mais ce n'est pas suffisant pour relancer la marque et
malgré sa victoire aux 24 heures du Mans en catégorie GT en 1957,
la marque jette l'éponge et change d'activité. Actuellement, la
firme existe toujours et fabrique des pompes centrifuges et des
circulateurs.
© Texte & Photos Benoît PIETTE
http://www.bce-reims.com/bce.htm
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