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Le salon Rétromobile de Paris a fermé ses portes dimanche dernier avec toujours autant de succès, preuve en est que la voiture de collection a encore de très beaux jours devant elle. Les allées du salon n’ont pas désempli durant les cinq journées, dont une nocturne, avec une foule aussi dense que l’an dernier estimée à plus de 100.000 visiteurs.


Les thèmes y étaient également nombreux, à commencer par la célébration des 70 ans de Ferrari ; le musée national de l’automobile de Mulhouse (La Cité de l’Automobile) avait expressément sorti de ses collections, les Ferrari les plus convoitées à savoir, une 250 LM, 500 TR-C, 156 F1, pilotée par Bandini. La 166 MM du Musée de la Sarthe, les 250 GT SWB, 275 GTB ou 250 GT Spider Pinin Farina complétaient le plateau des Ferrari de route. Tradex, dirigé par Franco Meiners, exposait une série impressionnante de 7 Formule 1 dédiées à la gloire de Ferrari (312 F1, 312 B2 et B3, 1512 F1 et 246 Tasman) tout simplement envoutant…sans compter les nombreuses Ferrari simplement exposées pour le plaisir des yeux ou mises en vente comme la 212 Export ‘Uovo’ carrossée par Fontana. La voilà enfin sur le marché de l’occasion…


Un autre thème intéressant, David Brown, le fabricant de tracteurs qui racheta Aston Martin en 1947 ; il fera évoluer la marque avec le succès qu’on lui connait notamment en endurance (24 H du Mans) ou avec ses voitures frappées des initiales DB. De la DB1 à la DBS V8 en passant par l’inévitable DB5 de James Bond. Une Volvo P1800 d’apparence modeste faisait également partie de ce display ; il s’agissait d’un prototype DP208 servant de voiture test au nouveau moteur 4 cyl développé par David Brown, celui-ci voulait commercialiser une ‘petite’ Aston Martin, à l’image de la Dino chez Ferrari, mais le projet n’a jamais abouti…Dommage.


Le passage entre les deux halls d’exposition ressemblait à un couloir du temps nous ramenant 30 ans en arrière avec l’aventure des Groupes B, Audi Quattro S1, Peugeot 205 T16 ou Lancia 037, elles étaient presque toutes présentes.


Avant d’aborder d’autres thèmes, un petit passage par les artistes afin d’y réaliser quelques clichés d’ambiance, et repartir de plus belle vers un autre stand, toujours d’une exceptionnelle qualité, Lukas Hüni AG. Le marchand suisse y exposait une quantité de Bugatti dont la 57 S Atlantic (la moins originale des trois construites), quelques 57 Atalante et Aravis, Type 59, 35 GP et une rare Type 55 Roadster se confrontant aux Bentley de la même époque ; de quoi y passer une grosse demi heure quand même.


La commémoration de l’aventure Delage en Grand Prix rassemblait 5 Delage 15 S 8, dont une à moteur ERA détenue par Peter Mullin, les démonstrations de voitures centenaires quant à elles, attiraient aussi pas mal de monde à l’extérieur, tout comme le démarrage d’un char d’assaut.


D’autres marchands à ne surtout pas rater, Gregor Fisken, JD Classics Mayfair ou Axel Schuette, le stand commun dédié à Citroën et l’Aventure Peugeot ou encore Mercedes-Benz. Jaguar présentait une XKSS sanction II réalisé à 9 exemplaires afin de terminer la série des 25 exemplaires commencés en 1956. L’incendie de l’usine de Coventry avait stoppé net le programme XKSS qui ‘civilisait’ les derniers châssis de la D-Type. A noter que la Jaguar XKSS exposée à Paris reste la propriété de Jaguar Heritage et est un exemplaire de ‘pré série’ ne faisant pas partie des 9 châssis restants.


Sur le stand Richard Mille, le fabricant de montres de luxe, six Formules 1 particulières prenaient place dans un espace bien éclairé, la Tyrrell P34 à 6 roues, une March aux 4 roues arrières motrices ou une Cosworth et une BRM à 4 roues motrices, tant de belles voitures à voir ou à revoir sur les circuits ou dans les concours d’Elégance à venir…


En résumé, un salon devenu incontournable en ce début d’année, histoire de se changer les idées en attendant d’autres salons comme celui d’Essen ou d’Anvers par exemple.

© Bruno Dugauquier 2017