Cartier_Style_et_Luxe_2015_028

Le Festival of Speed de Goodwood accueille depuis plus de 20 ans maintenant, un concours d’Elégance parrainé par ‘Cartier’, connu et reconnu dan le monde du luxe et de l’élégance.

Le jury, après délibérations, a honoré Peter Mullin pour sa Talbot Lago T150C-SS Teardrop Coupé carrossée par Figoni et Falaschi. Un coupé ‘New York’ fabriqué à 14 exemplaires et qui fut livré à Woolf Barnato (Bentley Boys) avant d’émigrer aux Etats Unis dans les années ’60. Peter Mullin conserve ses voitures (exclusivement des carrosseries styles ‘Art déco’) dans son musée de Californie. Dans la classe ‘Figoni & Falaschi’ Sweeping Statements, figuraient cinq véhicules de la collection américaine ; une Voisin C27 Cabriolet Grand Sport de 1934, une Bugatti Type 43/44 Roadster de Luxe de 1929, la Talbot Lago évoquée un peu plus haut, la Delahaye 135M cabriolet et le vainqueur de classe,  la Delahaye 165 cabriolet de 1939.

Une classe ‘A Sporting Advantage’ regroupait des sportives d’avant guerre comme l’Alfa Roméo 8C 2300 MM d’Eric Heerema, ‘Goddess of the Highway’ était réservé aux Citroën DS, dont quelques rares exemplaires carrossés par Henry Chapron (Le Paris, La Croisette), c’est une DS 19 de 1957 dans sa couleur d’origine verte qui emportait les suffrages.

‘Coach and Horses’ regroupait les grandes routières crées pour les amateurs de Ferrari aux carrosseries extravagantes comme le Break 330 GT 2+2 de Jay Kay carrossé par Vignale. Mais le dessin plus classique de Pininfarina sur un chassis de 500 Superfast allait faire pencher la balance en sa faveur.

‘The 200 Mph Club’ rassemblait les ’Supercars’ de légende, Jaguar et son prototype XJ220 avec un bon gros V12 (contrairement à la version commerciale) était le choix du jury alors que dans la même catégorie, on retrouvait une Bugatti EB110 Supersport, une F40 à la robe inhabituelle… noire, une McLaren BMW F1, ou une Lamborghini Diablo VT.

Un peu plus surprenante, la classe Modern Classics, avec des répliques ou des interprétations modernes de voitures anciennes. La Ferrari 612 P4/5 de James Gliekenhaus rivalisait avec l’Eagle Speedster (sorte de Jaguar E-Type revisitée) ou une pseudo Bentley R-Type, une Porsche 911 et Jaguar MK2 modernisée…. (Pas très convainquant excepté la Ferrari 612 P4/5)

La dernière classe commémorait les motos de type Side Cars avec une Wilkinson TMC de 1912 présenté par Robert Cullen.

Un beau plateau de voitures de prestige que l’on reverra certainement dans les mois qui suivent aux Chantilly Arts et Elégance, ou aux Schloss Dyck Racing Days …

© Bruno Dugauquier