affiche 22ème salon reims

 

affiche 22ème salon reims

A environ 250 km de Bruxelles, la "Bourse de Reims" est devenue un must pour l'amateur de véhicules anciens. Sa relative proximité et la qualité  des expositions proposées encouragent sa visite. L'ambiance bon enfant est plaisante et pour celui qui cherche des pièces pour sa bien aimée (on parle bien évidemment de sa voiture!), c'est vraiment la caverne d'Ali baba ! 
Reims, c'est aussi l'occasion d'y venir en ancienne, histoire de décrasser son véhicule après sa léthargie hivernale. Et cette année, le parking réservé aux anciennes était particulièrement fourni ! 
Malgré nos années de vaches maigres, pas moins de trente mille visiteurs se sont pressés pour y retrouver cette sympathique atmosphère distillée par les clubs d'ancêtres. A noter que son succès est tel que déjà en décembre dernier, les organisateurs se sont vus dans l'obligation de refuser des exposants. 
Cette année, les halls d'exposition et l'esplanade ont accueilli un peu moins de 550 exposants dont environ un quart d'associations. 

Contrairement à la plupart des grandes bourses, celle-ci n'est pas organisée par une société événementielle mais bien par un club régional : "Les Belles Champenoises d'Epoque". En conséquence, pas moins de 150 bénévoles ont été nécessaires pour faire fonctionner cette organisation bien huilée. Ce bénévolat est aussi la raison pour laquelle ce salon se limite seulement à deux jours. 
Samedi a connu beaucoup d'affluence suite à la réputation de sa bourse de pièces. En conséquence, cette cohue a découragé certains collectionneurs venus quelquefois de loin. En revanche, avec un tiers du nombre total des visites, dimanche s'est révélé beaucoup plus calme mais il est vrai que ce jour là, il y avait les élections régionales ! 

Cette année, la marque à l'honneur était Salmson, vénérable marque qui a débuté dans l'aéronautique en 1913 avant de se lancer dans la construction de cyclecars et de voiturettes. Eternelles rivales des Amilcar, ses voitures ont écumé les courses des années 1920. A partir des années trente, les voitures s'embourgeoisent mais gardent un caractère sportif grâce à leur mécanique à double arbre à came en tête. Hélas, après guerre, le plan Pons oublie ces marques prestigieuses au profit des véhicules populaires. Et c'est avec très peu de moyen que la Société des Moteurs Salmson lance en 1953 son chant du cygne : la 2300S, un coach sportif des plus réussi. Mais ce n'est pas suffisant pour relancer la marque et malgré sa victoire aux 24 heures du Mans en catégorie GT en 1957, la marque jette l'éponge et change d'activité. Actuellement, la firme existe toujours et fabrique des pompes centrifuges et des circulateurs.

© Texte & Photos Benoît PIETTE

http://www.bce-reims.com/bce.htm