Traditionnellement, la station alpine très huppée de Gstaad attire les amateurs d'automobiles à la mi-décembre, pour la vente aux enchères "Ferrari et les prestigieuses Italiennes" organisée par Bonhams. Le salon Rétromobile ayant été avancé au 22 janvier 2010, Bonhams a manifestement décidé de faire d'une pierre deux coups en regroupant les ventes de Gstaad et de Rétromobile à la Porte de Versailles. Les résultats de la vente de 2008 ne sont peut être pas étrangers non plus à cette décision. En tout cas, ce n'est pas forcément une bonne nouvelle quand on sait le peu de soin apporté à la présentation des véhicules vendus aux enchères lors de Rétromobile.

Cependant, Gstaad va tout de même recevoir un évènement automobile d'envergure cette année: le rallye historique Gstaad Classic Audemars Piguet. Réservée aux voitures de collection d'avant 1976, l'épreuve, qui sera disputée en compétition ou régularité, propose dix spéciales sur des routes fermées à la circulation ainsi que de longues liaisons dans un décor de montagne somptueux. L'évènement aura lieu tous les deux ans et est organisé conjointement par DSL Organisation, le Gstaad Automobile Club et Peter Auto qui apporte un savoir faire maintes fois prouvé.

Le programme est le suivant: vérifications techniques dans le centre de Gstaad mercredi puis trois itinéraires en étoile les jours suivants, partant et revenant à Gstaad en passant respectivement par Gruyères, Martigny et Montreux. Près d'une centaine de concurrents sont sur les rangs avec des voitures exceptionnelles telles que Ferrari 212 Export, 225S et 250 California, Aston Martin DB4 dont une Zagato, Lancia Stratos ... Je prévois donc d'être présent au parc fermé pour détailler les belles en toute tranquillité puis de les suivre sur le terrain le lendemain lors des spéciales et de la pause midi.

 

Pour le premier jour de vérifications techniques, je décide de reprendre les bonnes habitudes et d'arriver aux aurores. Lever à 5 heures, ouch, çà faisait longtemps. Il pleut. Après un mois d'août caniculaire, je n'avais même pas envisagé qu'il puisse pleuvoir. C'est pourtant bien le cas et le plafond est particulièrement bas, on pourrait presque se cogner la tête dedans.

A quelques kilomètres de ma destination, je remarque une concession avec en vitrine une 599 noire et une Alfa 8C ... jaune. Je n'en avais encore jamais vu de cette teinte. Mais quand je demande si il est possible de faire des photos, la réponse est non. Dommage. J'arrive à Gstaad vers 8h20 et j'entre dans un parking souterrain un peu au hasard. Pas de barrières, tiens, c'est gratuit. Après quelques minutes de marche, j'arrive place de la patinoire où se trouve le parc fermé. J'avise un parking souterrain sur le même modèle que l'autre et une Dino attire mon attention. Les images sont prises à main levée avec le 10-22, ce qui atteste de son excellente luminosité (1/15 et 1/25éme).

         

Heureusement que j'ai vu la voiture car après avoir fait les photos, je m'aperçois que le parking est équipé d'un horodateur. Ce n'est donc pas gratuit finalement. Pour éviter de me trouver coincé par un sabot ce soir (on ne sait jamais par ici), je retourne à la voiture et je profite pour la transférer sous la place, quitte à faire. Arriver aussi tôt présente deux avantages. Il n'y a quasiment personne donc je vais assister à l'arrivée progressive des concurrents et les voitures ne sont pas encore couvertes de stickers. Les nuages se sont levés miraculeusement à mon arrivée et il fait maintenant soleil. Ouf.  Ne sont présentes pour l'instant que deux Mercedes 300 SL, une Roadster et une Gullwing.

         

Le soleil ne va pas tarder à arriver sur la place, il lui faut le temps de passer par dessus la montagne.

       

Les voitures à l'étoile sont bientôt rejointes par une Ferrari Passo Corto. Je n'apprécie toujours pas l'effet obtenu à 10mm donc ne vous inquiétez pas (si vous êtes de mon avis), je n'en abuserai pas.

       

       

Les derniers nuages qui s'effilochent sur les montagnes offrent un joli fond pour les photos.

       

Également parmi les premiers arrivés, une Bentley Speed 6 de 1929. Il s'agit ici d'une version route du modèle de Bentley ayant remporté le plus de succès en compétition. Il tire son nom de son 6 cylindres en ligne de 6,5L.

En attendant de nouveaux arrivants, je m'occupe un peu en détaillant les accessoires de la Bentley au 70-200. Vous verrez dans la page de jeudi jusqu'on on peut aller quand on attend avec un appareil entre les mains. Je profite également du calme pour récupérer mon accréditation. En fait, Peter Auto a décidé de laisser le parc fermé ouvert au public donc il n'y a pas de badge. On me remet le road book, une plaque commémorative et un énorme autocollant à poser sur la voiture, sans doute pour faciliter l'accès aux parkings. En tout cas, belle initiative que de laisser le public approcher les voitures sans contraintes.

       

Une Frazer Nash Sebring de 1954 dont il n'existerait que trois exemplaires. Elle est motorisée par un moteur 6 cylindres en ligne Bristol de 2L.

       

Puis une Porsche 911. Il reste quelques flaques d'eau pour stimuler la créativité des photographes.

Les arrivées se succèdent à un rythme idéal pour l'instant. Voici une AC ACE Bristol

       

suivie d'une Siata 208S (carrossée par Motto) et d'une Lancia Aurélia B20 GT. L'alignement devient vraiment très impressionnant.

       

           

C'est ensuite l'arrivée d'un gros morceau: Aston Martin DB4 Zagato. A mon avis celle ci est vraie contrairement à celle que j'ai vue à Berne. Somptueuse. Et en catégorie Compétition en plus, çà ne rigole pas.

       

       

Je vous laisse admirer ce bouchon de réservoir oblong et l'insigne patiné à souhait. Etienne arrive plus ou moins à ce moment là, après avoir été retardé par la circulation autour du Lac Léman. C'est toujours un plaisir d'échanger avec lui.

       

Le plateau s'annonce vraiment sensationnel avec cette Bugatti 57C

       

L'intérieur est comme neuf et super luxueux

       

la clé du Paradis (comment çà je la fais à chaque fois?)

Alors que cette Alpine arrive, les organisateurs prennent les choses en main et commencent à orienter les concurrents vers leurs emplacements pour éviter la pagaille générale.

       

La DB4 et la Bugatti rejoignent leur place dans différents coins du parc.

       

       

Cette Lusso va donc directement se garer au fond de la place, à contre jour. Pour l'instant. Avec un ciel comme çà à 9h30, la journée s'annonce magnifique.

       

       

Cette fois les arrivées s'accélèrent et il devient plus difficile de suivre. Je n'ai même pas vu arriver cette Porsche 904/6.

Mais cette Ferrari 365 GT 2+2 oui.

       

Les Porsche diverses sont en force.

       

Autre plat de résistance, une Jaguar Type D. Dommage pour le fond, même si le café était excellent.

       

Alfa Romeo TZ

Jaguar SS 100 de 1937 (la date est importante)

       

La Dino grise est sortie du parking souterrain

       

et précède de peu une 246 GTS dans une originale livrée jaune

       

Tiens une California, mais pas celle que nous attendions. Conduite à droite, manifestement en rapport avec la DB4Z. Pas de doute, elle a un coffre.

       

Une première 275 GTB s'est mise en place,

       

Ca fait depuis ce matin que je cherche comment mettre ce superbe pont de chemin de fer en valeur. Ouf c'est fait.

Le plateau compétition commence à s'étoffer avec l'arrivée de cette seconde TZ, suivie comme son ombre par cette Giulia 1600 TI Super

       

Les Aston Martin sont également arrivées en force

avec ces deux DB4 GT habituées des évènements Peter. D'ailleurs de nombreux concurrents sont très souvent présents lors du Tour Auto.

       

Lancia Fulvia et 300 SL Gullwing

       

Abarth et Talbot 105

       

Au fond, la Lusso a été rejointe par une magnifique Daytona, un des plus beaux exemplaires que j'aie rencontré.

       

et je ne dis pas çà car il était très bien entouré. En fait, même si je ne les ai pas recensés, les équipages 100% féminins m'ont semblé assez nombreux, ce qui est vraiment une excellente chose. Les belles carrosseries semblent également fasciner la gente féminine.

       

Toujours au chapitre des Ferrari, la 212 Export des Mille Miglia vient de se ranger.

       

La seconde 275 GTB est arrivée, il s'agit de celle de M Pozner. Facile à reconnaitre, il y a dessus un autocollant de la Fondation Nicholas Pozner créée après le décès de celui ci dans un accident lors du Tour d'Espagne historique avec une 275 GTB justement. J'ignore si celle ci est une reconstruction de celle qui fut accidentée ou une autre achetée par la suite.

       

Les deux 275 se garent cul à cul. Etienne et moi avons à peu près la même idée en même temps. Lui est un expert de la prise de vue à l'estime, en tenant l'appareil à bout de bras. Moi, j'ai mon arme secrète dans le coffre de la voiture. J'ai bien fait de revenir me garer sous la place.

Dans le parking, je découvre cette VW Karmann surbaissée, vraiment très vintage. On pourrait même la qualifier de Rat Rod. A main levée avec le 17-40, un peu plus chaud (au 1/12ème).

Je remonte donc avec mon escabeau (deux marches, restons humble). J'attaque par la California qui est la plus proche de l'escalier. Pratique pour les intérieurs de cabriolet.

       

Puis je me dirige vers les 275. Eh oui, tout çà pour çà. Je précise que celle d'Etienne est bien mieux réussie.

       

Je profite pour faire un tour rapide du parc en prenant les voitures les plus marquantes. Alors voilà ce que çà fait de mesurer 2m20.

       

Il m'arrive aussi de descendre des marches évidemment.

       

Avant de remiser le matériel dans le coffre, je prends cette dernière photo qui est finalement la plus réussie du lot (selon moi en tout cas)

Puisqu'on est dans l'artistique, voici deux "fonds d'écran" pour les amateurs de Jaguar.

       

La voiture mystère, sans doute une américaine. En fait je m'en fiche, elle est tellement laide. Mais je l'avais déjà spottée place du Casino à Monaco il y a quinze jours. Marrant.

 

Je vous propose maintenant un peut focus sur la Jaguar Type D, une voiture vraiment fascinante

       

Elle est encore dans son jus avec un volant qui a l'air d'avoir connu bien des courses

Bien entendu, l'immense aileron de requin riveté semble avoir été conçu pour attirer les photographes. Et çà marche

       

Il est temps de bouger un peu, mais vraiment pas loin alors. Je vais jusqu'à l'hôtel voisin faire une petite vérification du parking, qui abrite notamment, visible de loin, une camionnette Ferrari Classiche. Gstaad est un haut lieu de la bourgeoisie Suisse et il pourrait y avoir quelques belles voitures venues en spectatrices. Mais en fait non. Je tombe juste sur cette Continental GT Speed.

En revenant vers la place, deux Aston Martin (DB4 et DB2) et une Porsche me doublent,.

       

Et en arrivant au dessus de l'escalier, tiens, M Carugati est arrivé !

Parmi les autres nouveaux arrivés, cette 300 SL mat

       

       

Une Jaguar XK150 menée par un équipage féminin très sympathique (on en reparle "demain")

et une moderne, temporairement de passage: Nissan GTR qui plus est avec, semble-t-il, l'expérience du Nordschleife. Le plus frappant dans cette voiture est la taille démesurée de ses quatre échappements.

       

Il est midi, je vais faire un petit tour dans le village mais hormis une épicerie fine, des restaurants et des magasins de luxe, pas facile de trouver une échoppe modeste. Le Palace domine la ville de ses tours.

       

Je suis rapidement de retour au parc fermé, pour voir arriver une Ferrari 330 GTC

               

et la dernière Dino

       

       

Déjà, les adversaires se toisent

       

ou patientent sagement, revêtant les stickers de la course

       

       

jusqu'à ce que les commissaires procèdent aux vérifications techniques

En parlant des stickers, ils sont parfois un peu chargés, d'où l'intérêt de prendre les voitures dès leur arrivée sur le parc.

C'est le cas pour deux monstres de la catégorie Compétition: AC Cobra

       

et ... Lancia Stratos ! Je vous avais dit que le plateau était exceptionnel.

       

       

       

Parmi les voitures ne courant pas, les plus notables sont sans doute cette Porsche 914

       

cette Rolls

et cette remarquable Healey. D'habitude cette marque me laisse plutôt indifférent mais celle ci est un peu différente, très agressive. Son propriétaire nous indique qu'elle serait passée entre les mains de Pat Moss, la sœur récemment disparue de Stirling Moss (la signature de ce dernier se trouve d'ailleurs sur le capot de la 300 SL mat).

       

Enfin, cette très rare Porsche 993 GT2, fabriquée à 57 exemplaires, impressionnante, avec ses élargisseurs d'ailes rivetés en fibre de verre et son aileron biplan monumental. Supercarfrance me dit dans l'oreillette que ce serait une fausse. Je sais depuis quelques semaines qu'on ne peut plus du tout se fier aux apparences.

Le parc commence à vraiment valoir le détour, avec des line-up très impressionnants.

       

La California et la DB4Z côte à côte montrent à quel point les voitures ont pris de l'embonpoint au fil des années. La comparaison est saisissante.

Un peu moins prestigieuses, cette BMW et cette Volvo PV 544, probablement la plus produite du plateau (440 000 exemplaires) mais qui s'est quand même taillé un palmarès en course respectable.

       

Le ciel s'est couvert au fur et à mesure de l'avancée de la matinée. Les plus prévoyants ont déjà bâché.

       

Tout à coup, la lumière devient très bizarre alors que les derniers rayons du soleil percent les nuages noirs.

Tandis que je discute avec une représentante d'Optic 2000, partenaire de l'évènement, un violent orage éclate. Nous nous réfugions sous leur tente. Elle en profite légitimement pour me faire l'article. Nous parlons tranquillement de leur sponsoring du Sport Automobile, de la multiplication des opticiens et je finis même par me faire confirmer que j'ai bien 10/10 à chaque œil. En tout cas, je ne peux que les féliciter d'associer leur nom à la plupart des évènements Peter Auto, et donc de soutenir le sport automobile; pensez y quand vous aurez besoin de changer de lunettes. Alors que la pluie bat son plein, je vois apparaitre et disparaitre aussi vite ce qui ressemble à une DB4 Zagato roadster. Etrange. Une fois l'orage terminé, la pluie a donné un tout autre cachet à la place et c'est un vrai bonheur que de jouer avec les reflets créés par les immenses flaques d'eau.

       

En plus, tout le monde a couru aux abris donc çà laisse un peu de temps avec un parking quasiment vide, le temps que les gens osent mettre le nez dehors.

       

Pour moi en tout cas, c'est l'éclate totale. Ce n'est pas souvent qu'on a d'immenses flaques sur un revêtement assez sombre pour avoir des reflets quasi parfaits.

       

En revanche j'espère qu'il fera meilleur demain sinon çà va être assez désagréable.

       

       

En gros plan sur les carrosseries, c'est très joli aussi, en tout cas sur les bleus

       

       

allez, pas de racisme.

       

Et quand le soleil revient, la lumière est très intéressante. Le temps change à une vitesse hallucinante.

       

       

Etienne, qui s'était réfugié au sous sol, m'indique que la Zagato Barchetta est en bas. Je file sans attendre. En fait, elle date de 2001 mais construite sur la base d'une DB4 de 1961 accidentée. La carrosserie tout alu de la barquette a été confiée à Shapecraft, un spécialiste de Northampton sous-traitant d'Aston Martin (et ancien tôlier-formeur de l'usine). Cet exemplaire unique est certes discutable mais néanmoins reconnu par le constructeur.

       

Avec la fin de la pluie, les arrivées se succèdent de nouveau. Aston Martin DB2

       

       

Alfa Romeo 8C 2300 Spider Touring

       

Mercedes 230 SL Pagode

et une Ferrari Daytona noire de toute beauté.

       

       

       

deux inséparables AC Cobra

Ah ces reflets !

Par endroits, les flaques sont même assez profondes

Vers 15h30, la pluie reprend, régulière mais intense. Il manque encore 11 voitures qui n'ont pas pointé, dont deux Ferrari importantes: 225S et 250 California. Je décide de patienter jusqu'à 17 heures, heure limite des vérifications. La pluie va cette fois durer pas loin d'une heure. Je m'enferme dans ma voiture pour commencer à rédiger ceci.

Et aussitôt terminé, les nuages s'écartent et laissent de nouveau le soleil s'imposer.

       

       

Les fidèles du site comprendront facilement pourquoi j'ai pour cette photo une tendresse particulière. Encore quelques années...

Malgré le soleil, les nuages descendent lentement vers le Palace

Ca ne bouge plus beaucoup maintenant. Je chasse un peu les clichés originaux. Si on jouait avec ce damier par exemple.

       

       

Ou un enjoliveur.

Celle ci m'occupe un moment, prise dans les fractions de secondes où les personnes qui vont et viennent sont toutes hors du cadre. J'aime bien le résultat.

Evidemment avec ce temps tout chamboulé, le ciel est spectaculaire donc c'est peut être le moment de préparer un peu de HDR. Sauf que je ne pense pas à baisser suffisamment les ISO, ce qui me force à adoucir l'image pour faire disparaitre le bruit. Ce qui entraine évidemment une perte de netteté. Zut.

Vers 17h30, il me semble évident que plus rien ne bougera ce soir et il est temps de partir pour l'hôtel que j'ai réservé à Chateau d'Oex, à une douzaine de kilomètres de Gstaad. C'est sûr que cela signifie partir au moment où la lumière va devenir de plus en plus douce et intéressante mais honnêtement j'en ai plein les bottes et qui sait si il ne va pas pleuvoir de nouveau dans quelques minutes? C'est souvent comme çà: la fatigue se fait sentir alors qu'on devrait commencer à bosser sérieusement quand le jour baisse. La perfection n'est pas de ce monde et faire le lever du soleil + son coucher sans faire de pause, c'est quand même sportif.

Il n'est pas rare qu'en voyant une photo sublime, l'amateur moyen se dise quelque chose du genre: "_ Avec un cadre pareil, je pourrais en faire autant." Mais un des principaux talents des bons photographes est de trouver un cadrage intéressant dans un endroit à priori banal, pour le transcender. En toute modestie, je commence à parvenir à penser cadrage ou résultat de photo (et plus particulièrement HDR, vous me connaissez) au quotidien. C'est assez simple, il suffit d'appliquer le sens de l'observation affuté du spotter aux paysages. Ainsi en passant devant un train immobilisé sur une voie de garage, j'ai tout de suite été frappé et je me suis immédiatement arrêté. Encore une fois, mon enthousiasme excessif m'a fait oublier les ISO. Dommage mais çà vient doucement.

       

Deux cent mètres plus loin, nouveau stop pour cette ferme décrépite, exactement ce que j'aime. HDR subtil, juste pour récupérer le ciel.

Et enfin, toujours sur le chemin de l'hôtel, le ciel, encore lui, m'interpelle. Je suis devenu un obsédé des nuages depuis que je pratique le HDR. Nouveau stop et nouveau shoot, en plein contre jour pour voir. Bon ce n'est pas aussi naturel que j'aimerais, surtout après l'adoucissement mais çà va.

Mon hôtel s'appelle simplement l'Hôtel de Ville. Ca me fait penser à une histoire entendue à la radio tout récemment qui parlait d'une touriste étrangère restée enfermée toute une nuit dans une mairie après avoir cru qu'il s'agissait d'un hôtel. Info ou intox, en tout cas çà me fait sourire. Le principal, c'est que pour le prix (90 CHF), la chambre est vraiment top: propre, apparemment récente, bien équipée et plutôt grande. C'est parfait. 

D'ores et déjà, le voyage est bien rentabilisé: le plateau est vraiment magnifique et les montagnes m'ont offert un cadre et des aléas permettant des photos uniques. Si la journée de demain tient ses promesses, la Gstaad Classic pourrait devenir très vite incontournable. Heureusement que ce n'est que tous les deux ans.

 

© Nicolas Jeannier